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Deux ans après la signature d'un protocole d'accord entre le Gouvernement congolais et la multinationale Emirati Dubaï Port Word pour la construction d'un port en eau profonde à Banana dans la province du Kongo Central rien de précis n'a été fait sur terrain.

Dans l'opinion publique, personne n'a la moindre idée des causes du blocage pour le démarrage effectif des travaux.

Selon des sources de nos confrères d'Africaintelligence.fr, le projet de construction du port en eau profonde piétinerait à cause des dissensions entre la présidence de la République, la primature et le concessionnaire.

*"…le gouvernement de Sylvestre Ilunga a donné son aval à l'émirati DP World pour prolonger le contrat", alors que la présidence de la République était *"occupée depuis plusieurs mois à renégocier les modalités du contrat passé avec DP World"*

Membre de la plateforme Front Commun pour le Congo, FCC de l'ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, Sylvestre Ilunga Ilunkamba tout comme les ministres des finances, José Sele Yalanguli, des Transports et Voies de communication, Didier Mazengu Mukanzu, du portefeuille, Clément Kuete Nymi Bemuna qui auraient mené ces négociations sans le quitus du Président de la République qui auraient donc pris de court cette dernière qui voudrait récupérer les parts de l'État congolais qu'elle estime avoir été accordée à DP World.

D'après la même, suite à ces négociations, l'opérateur DP World international a vue la date butoir de la levée des conditions suspensives du
contrat de concession passé prolonger des 18 mois.

"Cet avenant au contrat, qui ne fait nulle part référence aux négociations conduites
par la présidence" aurait été avalisé avec la bénédiction des quatre membres du Gouvernement central dont le Vice premier ministre du budget, Jean Baudouin Mayo Mambeke avec l'accord de Suhail al-Banna, vice-président et directeur de DP World pour les régions Afrique et Moyen-Orient.

Face à cette situation, le chef de l'État congolais avait convoqué son premier ministre pour y voir le coeur net sur la nature des pourparlers avec la multinationale car cette décision "ôte l'un des principaux moyens de pression de la partie congolaise dans son bras de fer avec l'opérateur. Car il était prévu que le contrat initial, conclu le 23 mars 2018 sous la mandature de Joseph Kabila, devienne caduc deux ans plus tard, soit le 23 mars 2020, si aucun mandataire de l'Etat n'était nommé d'ici là au sein de la société concessionnaire", ce que ni Joseph Kabila moins encore son successeur, Félix
Tshisekedi n'ont réussi à faire jusqu'à présent.

Parmi les reproches fait au concessionnaire par Félix Tshisekedi qui avait délégué son conseiller spécial en charge des infrastructures Alexandre Kayembe Bampende, le périmètre de
l'exclusivité qui s'étalait sur une zone de 90 km, le dossier de la base militaire de Banana dont la distance de déplacement était de 150 km avec un coup total de 5 millions de dollars américains à charge de l'État congolais.

"Félix Tshisekedi, qui ambitionne in fine de faire du site l'un des principaux hubs du trafic maritime en Afrique subsaharienne, devrait ne pas désigner de mandataire au sein de la société concessionnaire, et donc empêcher la mise en œuvre du projet, tant que DP World refusera d'accéder à ses demandes", poursuit Afrique Intelligence qui renseigne également que Félix Tshisekedi a, après avoir interpellé son chef du Gouvernement, mandaté le vice-premier ministre des infrastructures, Willy Ngoopos Sunzhel pour suivre le dossier.

Signé sous le régime Kabila par l'ancien Vice-premier ministre, José Makila Sumanda, ce contrat de construction du port en eau profonde de Banana évalué à un peu plus d'un milliard de dollars américains avait pour ambition de concurrencer les ports de Libre-Ville, Pointes-Noires ou encore de Mombassa assurant la majorité du trafic dans la sous-région.

José-Junior Owawa

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