La République démocratique du Congo affirme avoir franchi une nouvelle étape dans la refondation de sa gouvernance minière en 2025, avec une série de réformes destinées à transformer les ressources naturelles en moteur de développement durable plutôt qu'en source de tensions ou de prédation. Le gouvernement a mis en avant plusieurs avancées censées assainir le secteur, renforcer la transparence et attirer des investisseurs crédibles.
Un cadastre minier assaini et de nouveaux espaces d'investissement
Parmi les mesures phares d'après le chef de l'État Félix-Antoine TSHISEKEDI qui était face aux députés et Sénateurs réunis en congrès le 8 décembre 2025 à Kinshasa, l'assainissement du fichier cadastral a permis la récupération de plus de 30 000 territoires miniers jusque-là détenus par des opérateurs inactifs ou défaillants. Une action qui, selon les autorités, ouvre la voie à de nouvelles attributions basées sur la performance et la conformité.
En parallèle, des Zones de Recherche Géologique couvrant plus de 36 000 km² ont été formalisées afin de structurer les futures campagnes d'exploration stratégique et renforcer la connaissance du sous-sol national.
Influence renforcée sur le marché du cobalt
Pour consolider sa position sur le marché mondial du cobalt, la RDC a fixé des quotas d'exportation visant à stabiliser le cours et à accroître son influence sur ce minéral essentiel aux industries des batteries et de l'électromobilité. Une démarche présentée comme un levier pour mieux défendre les intérêts économiques du pays.
Sécurisation des zones en conflit
Dans l'objectif de couper les sources de financement des groupes armés, les territoires de Masisi et Kalehe ont été classés « zones rouges », interdisant toute activité d'extraction ou de commercialisation des minéraux dans les zones sous occupation illégale. Le gouvernement espère ainsi réduire les circuits illicites alimentant l'insécurité.
Diplomatie économique et traçabilité renforcée
L'année 2025 a également été marquée par l'ouverture d'un bureau du PECO à Washington, une première destinée à faciliter la vente directe des substances précieuses et semi-précieuses sur le marché américain, tout en améliorant la valeur ajoutée au pays.
Sur le plan technique, un laboratoire national a été installé à Musompo, tandis que la plateforme numérique e-Trace Mines a été déployée pour améliorer la traçabilité, la transparence et la crédibilité des exportations congolaises.
Vers un secteur plus professionnel et mieux régulé
Le gouvernement affirme que ces réformes s'inscrivent dans une stratégie plus large fondée sur plusieurs priorités : une meilleure connaissance géologique du territoire,
la numérisation complète du cadastre minier, la formalisation de l'exploitation artisanale, le contrôle effectif du quota d'emplois congolais dans les entreprises minières, la protection de l'environnement, et la défense des droits des communautés locales.
Kinshasa estime que ces mesures contribueront à transformer le secteur minier en un levier de croissance inclusif et durable, notamment la dépendance aux circuits informels et renforçant la souveraineté économique du pays.
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