En République Démocratique du Congo, une commission de censure de la musique a été créée depuis plusieurs années, celle-ci, se prononce sur la conformité aux bonnes mœurs et à l'ordre public des chansons diffusées, soit directement par des orchestres, soit par reproduction phonographique ou sur bande électromagnétique dans tous lieux ouverts au public. Outre ces prérogatives la commission vérifie si les chansons produites par les artistes musiciens sont de nature à provoquer la haine raciale ou tribale, ou si elles comportent des injures, de l'aversion, des imputations calomnieuses ou dommageables.
De part ces missions, l'on peut constater que la commission de censure de la musique instituée pour établir de l'ordre, en veillant sur les contenus produits par les artistes musiciens, malheureusement, n'accomplit pas correctement ses missions .Elle sème un désordre , des chansons diffusées sur des médias et d'autres plateformes des contenus laissent à désirer, combien sont ces artistes qui produisent des tubes favorisant la dépravation des mœurs, des musiques dont les contenus contiennent des insanités et ne sont pas réprimandées. Malheureusement, c'est dans cet imbroglio que la CNCCS s'érige en obstacle et prédateurs pour le travail de certains artistes prônant des valeurs.
A titre illustratif, l'artiste musicien Karmapa a sorti une chanson dans laquelle il décrie les conditions précaires de la prise en charge sanitaire à l’hôpital général de référence de Kinshasa ex Mama Yemo. En ironisant sur les réalités macabres de notre système de santé il préfère se faire soigner à l’aide de la médecine traditionnelle au lieu de se rendre à l’hôpital.
Dans ce morceau dont la promotion officielle était attendue avant la fin de l'année et dont la commission a interdit de diffusion, l'artiste envoi un message clair aux autorités du pays pour prendre la question de la réforme de notre système de santé qui est totalement défaillant et plaidé en même temps pour les personnels soignants ( médecins, infirmiers etc.) pour l'amélioration de leurs conditions sociales.
Si Karmapa subit la rigueur de la commission de censure pour avoir dénoncer à travers sa musique des faits de société vrais sur la dégradation du système sanitaire en RDC comme constaté par plusieurs observateurs ,celle-ci ne devrait pas aussi être si lâche à l'instar des certaines chansons ,Okomata nga,Tshia nanu boye,pour ne pas les citer produites par l'artiste musicien Robinho est un autre cas.En dehors de lui d'autres en font plus que ça mais ne sont pas inquiétés alors que
la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles (CNCCS) se dit déterminer à décourager les auteurs de chansons et clips qui dépravent les mœurs.
«On fait la censure dans le seul but de préserver les bonnes mœurs dans les chansons et spectacles; on ne défend que les intérêts des consommateurs»,déclare à Election-net un membre de cette commission.
Malgré ces allégations, plusieurs voix dont celles de musiciens ne veulent pas entendre parler de la commission de censure ,ils ont toujours exigé sa dissolution.
Patrick Félix Abely
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