RDC : MSF et Kinshasa s'activent dans la prévention des inondations

Maison inondé à Kinshasa


Suite à la crue exceptionnelle du fleuve Congo ayant causé un débordement laissant derrière des catastrophes humanitaires sans précédent à Kinshasa et en province, le ministère de la santé et prévoyance sociale ensemble avec Médecins Sans Frontières (MSF), se sont engagés à des perspectives pour prévenir les inondations.

Selon le ministre Samuel Roger Kamba, il est compté 221 personnes qui ont perdu la vie et 625 autres ont été blessées et un total de 282665 ménages touchés, suite à ces dernières inondations.

Poursuivant, il a révélé que les dégâts aux infrastructures de base sont également considérables. On compte 67 519 maisons, 1 528 écoles, 267 établissements de santé, 211 marchés et 146 routes endommagés. Les provinces les plus durement touchées sont l'Équateur, le Sud-Ubangi, Kinshasa et la Tshopo.

À cet effet, Médecins Sans Frontières (MSF) et le Ministère de la santé et prévoyance sociale ont organisé un atelier de restitution, capitalisation et perspective face aux inondations dans la ville de Kinshasa. Cette rencontre, a connue la présence de nombreux acteurs qui travaillent sur les causes et effets des inondations et des érosions dans la ville, afin de définir les secteurs clés et des actions à entreprendre en guise de prévention et réponse aux catastrophes naturelles dont le risque est permanent à ce jour.

Cependant, le Secrétaire général aux actions humanitaires Docteur Alain Iyeti, a révélé certaines mesures préventives contre ces inondations causées par le changement climatique.

“ Les actions préventives, c’est la surveillance des inondations dans les sites où la récurrence est avérée. Il y a l’élaboration d’un plan de préparation et la mobilisation des ressources pour parer aux éventuelles urgences. La question de lotissement à Kinshasa est cruciale, on a identifié des sites pour délocaliser certains ménages sinistrés mais la question est l’aménagement de ces sites pour qu’en amenant les sinistrés, ils trouvent le minimum. C’est une solution à moyen terme qui nécessite l’implication d’autres secteurs et avec beaucoup de moyens ”, fait-il savoir.

De son côté, le docteur Dago du MSF laisse entendre que : “ Il faut être proactif, anticiper sur les inondations. C’est un phénomène épisodique, tout le monde le sait. Il faut préparer, cela veut dire disponibiliser les ressources, informer la communauté par des alertes, ensuite être à même d’agir à temps quand les gens sont déjà déplacés dans la rue. Il faudrait travailler sur le plan de contingence et le plan de réponse au niveau de la ville de Kinshasa. Il faut aussi mobiliser d’autres acteurs sur des aspects qui ne sont pas couverts : l’habitat, l’environnement, la sécurité alimentaire, etc. ”.

Notons qu'après la présentation et l'évaluation des résultats de ce qui a été réalisé, des travaux ont été réalisés en commission pour réfléchir sur la capitalisation et l’amélioration de la réponse aux inondations.

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