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L'Union Nationale de la Presse du Congo, (UNPC) encourage les responsables de médias à signer des contrats de travail avec leurs journalistes. Joseph Boucar Kasonga Tshilunde, président de cet organe d'autorégulation des journalistes l'a dit au cours d'une table ronde sur «la Syndicalisation des journalistes et droit à la grève», organisée entre journalistes ce mercredi 22 juillet 2020 à Kinshasa.

A l'initiative de l'observatoire pour la liberté de la presse en Afrique (OLPA), cette table ronde vise à sensibiliser et outiller les professionnels des médias sur les notions élémentaires du Code du travail Congolais ainsi que leurs droits sociaux et les mécanismes de protection.

Les participants à la table ronde organisée par l'OLPA à l'occasion de la journée nationale de la presse célébrée ce mercredi 22 juillet 2020 à Kinshasa ©Patrick Abely/Election-net

À l'issue de ces échanges , un état des lieux des revendications des professionnels des médias a été passé en revue et au cours desquelles , la problématique des contrats de travail dans les entreprises de presse et la nécessité de la syndicalisation des journalistes pour contribuer à l’amélioration de conditions sociales et économiques des journalistes en RDC, a été abordée.

Cependant, l'UNPC déplore le manque de capacités managériales pour certains patrons de médias qui sont roulés par les annonceurs qui, d'eux même, fixent le prix pour la promotion de leurs produits à travers les médias. Cette situation est aussi à la base de la faible maximisation des recettes pour la bonne prise en charge des journalistes qui se transforment parfois en agent marketeur pour la rentabilisation des recettes au sein des organes de presse.

«Les journalistes ne doivent pas continuer à travailler dans les organes de presse sans avoir des contrats de travail avec leurs responsables des médias, peu importe le montant convenu. Il doit y avoir des closes légales entre les deux parties», a plaidé Kasonga Tshilunde.

Par ailleurs, il lance un appel aux autorités du pays de s'activer pour relancer l'économie, afin que l'assiette fiscale des organes de presse s'élargisse.
Notez qu’à ce jour, le pays compte plus de 500 stations privées de radios, une centaine de télévisions, la presse écrite, la presse en ligne, et a créé une croissance du nombre accru des journalistes à travers le pays.

Patrick Félix Abely

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