RDC : L'UDPS, un parti de corrompus ou simplement de motivés ?

Augustin Kabuya veut à tout prix récupérer ses jeeps confisquées par la justice. 

Dans une nouvelle déclaration sur la radio TOP CONGO FM, Augustin Kabuya, secrétaire général de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a ouvertement défendu les pratiques de son parti, soulignant un flou entre motivation légitime et corruption présumée en République Démocratique du Congo.

L'élection de Daniel Mbumba, membre de l'UDPS, au poste de gouverneur de Kinshasa a été marquée par des gestes financiers, tels que la distribution de véhicules aux députés, présentés par Kabuya comme des actes de motivation plutôt que de corruption.

Contexte de l'affaire

Selon Kabuya, les députés de l'UDPS n'ont pas été corrompus mais motivés par des récompenses pour soutenir Daniel Mbumba.

Il compare cette pratique aux récompenses données aux joueurs de l'équipe nationale de football, les Léopards, lors de leurs succès en Coupe d'Afrique des Nations, suggérant que si cela n'est pas perçu comme de la corruption dans le sport, cela ne devrait pas l'être en politique.

Défense et justification

Le secrétaire général argumente que le financement des campagnes et le paiement des cautions des députés par ses soins ne constituent pas de la corruption. Il évoque des questions rhétoriques pour contester la perception publique et légale de ses actions, insistant sur le droit de motiver ses députés comme il l'entend, en se proclamant "le seul maître de [son] agenda."

Réactions publiques et judiciaires

Les véhicules offerts aux députés ont été saisis par la justice pour enquête, ce qui a suscité une vive réaction de la part de Augustin Kabuya. 

Il conteste l'utilisation de la clameur publique pour justifier la saisie des biens, affirmant que son parti prouvera devant les juges l'absence de corruption dans ses démarches.

Interprétations et critiques

Cette affaire montre à la face du monde, une pratique potentiellement problématique au sein de l'UDPS, où la frontière entre motivation et corruption semble être redéfinie selon les besoins politiques du moment. 

La socièté civile accuse Kabuya et l'UDPS de légaliser de facto la corruption en utilisant des justifications qui, peuvent éroder la confiance du public dans l'intégrité du processus électoral.

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