RDC : les non-dits sur le rétropédalage de Martin Fayulu autour des élections de 2023

Martin Fayulu, président ECiDé ©dt


Il était jusqu'à preuve du contraire l'un des opposants qualifiés " farouche " au pouvoir de Kinshasa depuis les derniers scrutins de 2018 dont il ne cesse de revendiquer la victoire " volée ".

La vérité des urnes, le plan de sorti de crise, et aux derniers instants l'audit du fichier électorale, les revendications fondées qui n'ont tout de même pas trouvées l'issu favorable pour celui qui se réclame toujours président " élu ".

Ces revendications ont été qualifiées fondées par une certaine opinion estimant que le leader du mouvement Engagement pour la Citoyenneté et le Développement ECiDé est le seul opposant resté constant dans son combat politique car n'ayant cautionné aucune initiative de Félix Tshisekedi, président de la République dans sa quête d'élargir sa sphère avec l'intégration des nouvelles figures dans son programme de gouvernance notamment, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Mbusa Nyamuisi, Matungulu et tant d'autres caciques du PPRD de Joseph Kabila qui ont accepté la main tendue après les concertations nationales ayant abouties au gouvernement d'union nationale dirigée par Jean-Michel Sama Lukonde.

L'ingratitude ou le pragmatisme ?

Critiquant le processus électoral avec un fichier " bâclé ", l'opposant interdit à tous ses sympathisants de n'est pas se présenter aux législatives nationales et provinciales si la centrale électorale n'obtempère pas à sa demande d'audit du fichier qui pourrait avoir des électeurs fictifs.

Mais c'était sans compter à la dernière carte à jouer de l'homme de Faden House qui, contre toute attente annonce sa candidature à la présidentielle défiant les mêmes règles de jeu interdisant ses fidèles à ses présenter, sacrilège !

Samedi 30 septembre, l'opposant annonce sans aucune condition sa participation aux présidentielles de décembre 2023 créant la frustration dans le fief de ses acolytes qui voient un bouché-double sur leur propre avenir politique car, mathématiquement, ils doivent attendre jusqu'en 2028 pour se représenter à nouveau, double facette !

Les garanties de Tshisekedi à Fayulu?

Ça se discute dans plusieurs couloirs politiques congolais, " l'opposant a eu des garanties afin de se présenter dans ce processus qu'il sait très bien être miraculeux pour lui de remporter devant le candidat de l'Union Sacrée qui contrôle presque tout, la cour constitutionnelle, la CENI..." lâche un proche du pouvoir.

Tout s'est donc passé dans une vitesse d'éclair de voir l'homme de la "vérité des urnes" décidé seul en moins d'une semaine multipliant les sorties médiatiques d'abord, le 25 septembre dans une allocution dite " adresse à la nation " et le 30 septembre pour un point de presse afin de confirmer sa candidature sous les yeux rougeâtres de ses partisans qui n'ont qu'un seul espoir, négocier avec son nouveau partenaire et se créé un chemin pour une place de sieste.

Powered by Froala Editor




leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments