Joseph Kabila autorité morale du FCC, photo tiers
Promulguée récemment (6 juillet 2022), la loi électorale continue à susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) s'est invité au débat ce jeudi 14 juillet.
Son secrétaire permanent adjoint Ferdinand kambere qui était sur l'antenne de Top Congo FM a réfuté cette loi promulguée par le président Félix Tshisekedi. D'après lui, la population congolaise qui est de leur côté n'a pas pris acte de celle-ci.
"Lorsqu'il y a une loi scélérate comme celle-là (loi électorale récemment promulguée par le Président Tshisekedi), une loi qui n'a pas été évoquée par une chambre légitimée par la population, c'est la population qui l'ignore. Donc, elle n'a aucune légitimité, cette loi. Elle n'est pas opposable à nous. C'est de la cécité pour ce régime qui croit pouvoir organisateur les élections que dans les salons et bureaux, croyant que la population ne sera pas concernée. La population ne les laissera pas aller jusqu'au bout de leur planification macabre", a-t-il dit et de rassurer :
"C'est nous qui sommes avec la population et elle va revendiquer son droit".
Cependant, il confirme que le PPRD sera partie prenante aux élections de 2023 mais "ni avec cette CENI ni avec cette loi électorale ni avec cette Cour constitutionnelle", conclu-il.
A savoir :
9 innovations ont été défavorisées dans la nouvelle loi électorale dont :
1. l'introduction du seuil de recevabilité des listes au prorata de 60 % des sièges en compétition ;
2. la prise en compte de la dimension genre dans la constitution des listes conformément à l'article 14 de la Constitution ;
3. la distinction des inéligibilités définitives pour les crimes graves, génocide, crimes contre l'humanité, crime de guerre, de celle temporaire pour les autres infractions ;
4. la définition d'un régime légal exhaustif pour le vote électronique ;
5. l'obligation pour la Commission électorale nationale indépendante d'afficher les résultats du bureau de vote par le bureau de vote au niveau des centres de vote et des centres locaux de compilation des résultats ;
6. l'obligation pour la Commission électorale nationale indépendante de publier tous les résultats du bureau de vote par bureau de vote, sur le site de la commission indépendante ;
7. l'obligation pour le Céni de publier la cartographie électorale trente jours avant le début de la campagne électorale ;
8. l'obligation pour le Céni d'assurer la transmission des plis destinés aux cours et tribunaux avant le traitement des contentieux ;
9. l'obligation pour les cours et tribunaux de se servir des plis contenant des procès-verbaux lors du traitement des contentieux.
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