RDC : ''le virus Ebola peut persister dans le sperme d'un homme guéri pendant plusieurs mois'', révèle un médecin Sexologue

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Le virus Ebola peut persister dans le sperme d'un homme guéri pendant plusieurs mois, voire au-delà d'une année selon les individus, a affirmé lundi à l'ACP un médecin sexologue basé à Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

"Après la guérison d'Ebola chez les hommes, cela dépend d'un individu à un autre, mais généralement le virus peut persister quelques mois, voire une année. Dans certains cas, cette durée peut même dépasser une année", a déclaré à l'ACP le médecin sexologue Daniel Mugisa Woloka.

La persistance du virus dans le sperme, a-t-il précisé, ne signifie pas que le survivant est encore malade, mais elle expose sa partenaire à un risque de transmission lors des rapports sexuels.

Une situation déjà révélée par le ministre de la santé

Jeudi 4 juin 2026 à Kinshasa, lors d’un briefing spécial coanimé par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Roger Samuel Kamba Mulamba, le patron de la Santé avait mis en lumière un aspect moins connu de la maladie : la persistance du virus chez certains patients pourtant déclarés guéris.

« Il n’y a pas de guéris temporaires, guéris un peu ou guéris beaucoup. Quand quelqu’un est guéri, il est guéri », a rappelé le Dr Roger Samuel Kamba Mulamba, précisant que la guérison est confirmée par la disparition des symptômes et deux tests négatifs.

Cependant, il a révélé que, dans de rares cas, le virus peut subsister dans certains fluides corporels, notamment le sperme, pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans.

« On a vu que le virus pouvait rester dans le sperme parfois pendant deux ans chez certaines personnes », a-t-il expliqué.

Selon lui, cette situation exceptionnelle ne constitue pas un risque de résurgence de l’épidémie à grande échelle, mais plutôt un risque de transmission au partenaire sexuel. « Ce n’est plus un risque d’épidémie, c’est un risque de contaminer son partenaire », a-t-il précisé.

C’est pourquoi les survivants d’Ebola font l’objet d’un suivi médical prolongé. Cette surveillance permet de détecter toute persistance du virus et d’accompagner les patients dans l’adoption de comportements préventifs.

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