Le président Tshisekedi de la RDC. Ph de tiers
Annoncé pour ce vendredi à Nairobi au Kenya, le dialogue consultatif entre le Président Tshisekedi et les représentants des groupes armés qui endeuillent l'Est de la RDC, n'a pas eu lieu comme prévu.
Selon la porte-parole adjointe du Chef de l'État, Tina Salama qui livre l'information sur son compte Twitter, le Chef de l'État congolais a regagné Kinshasa sans rencontrer les chefs rebelles dans la capitale kényane pour cause d'un problème logistique.
Par contre, Félix Tshisekedi a laissé une équipe congolaise qui s'en occupera sous le leadership du président du Kenya.
"Le Président de la République ne reçoit pas les représentants des groupes ce vendredi à Nairobi. Une équipe congolaise restera sur place sous le Leadership du Président Uhuru Kenyata pour faire aboutir le processus. Problème logistique notamment...", annonce Tina Salama.
Un refus ou rétropédalage du président Tshisekedi ?
Plusieurs voix se sont levées au niveau national pour dénoncer cette énième rencontre avec les chefs rebelles qui jouent au malin. L'opinion nationale congolaise n'a pas digéré voir son président siéger avec des rebelles qui tuent et pillent la population de la partie Est de la RDC.
Le député national, Juvénal Munubo, avait déjà déjà lancé le débat après l'annonce de ces assises. Il a, au lieu d'un dialogue autour d'une table, réclamé la pression militaire et la reddition pure et simple des rebelles.
"Je n'encourage pas vraiment des rencontres directes entre dirigeants de la Région et groupes armés,qui ressemblent fort à des négociations.Ça serait refaire les vieilles méthodes du passé qui n'ont pas conduit à la paix. La Solution c'est la pression militaire et le DDR", a-t-il déclaré sur son compte Twitter.
Il a, plutard, appelé à investir dans les FARDC notamment en leur accordant plus des moyens et des motivations.
Félix Tshisekedi à l'écoute des congolais ?
Plusieurs analystes indépendants estiment que le président Tshisekedi a écouté sa population qui a refusé de voir son Chef s'assoir et discuter avec les terroristes. Ce qui serait qualifié d'une haute trahison.
"Peu importe, s'asseoir autour d'une table avec ces assassins, financés et soutenus par ceux là même qui organisent cette rencontre est une haute trahison...!", explique un internaute.
Un autre, par contre, indique que les voisins de la RDC ne jouent pas franc jeu et encourage le Chef de l'État à retourner au pays.
"Il faut dire au @fatshi13 de rentré au pays, nos voisins jouent un sale jeu. Moi je ne suis pas d'accord de négocier avec les groupes armés".
Et pour conclure, un autre analyste indique que le Chef de l'État a tout simplement rejeté le dialogue avec les groupes armés.
"Un rejet pur et simple du dialogue. Wait and see! Ça sent du boycott du dialogue. Quand un chef se retire de la scène, et vous laisse ses représentants...rien de bon dans la suite".
Notez que ce dialogue organisé par l'EAC, par l'entremise de la présidence kényane, devrait aboutir, selon les organisateurs, à la pacification de l'est de la RDC. Tous les groupes armés nationaux y devraient prendre part et exposer leurs desideratas.
Par contre, les groupes armés étrangers devraient tout simplement désarmer et regagner leur pays respectifs. Une force militaire régionale, dirigée par la RDC, devrait également être mise en place. Et ce, pour neutraliser les rebelles qui n'auraient pas respectés les accords signés.
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