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Le FMI approuve le décaissement de 363,27 millions de dollars EU au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) pour aider la République démocratique du Congo (RDC) à répondre aux paiements résultant de la pandémie de COVID-19.

  • La RDC connaît un choc sévère, alors que l'impact économique de la pandémie de COVID-19 se déroule, les perspectives à court terme se détériorant rapidement.
  • Les autorités ont réagi rapidement, augmentant les dépenses liées à la santé et déployant une série de mesures de confinement et d'atténuation.

Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd'hui (NDLR: mercredi 23 avril) un décaissement au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 266,5 millions de DTS (environ 363,27 millions de dollars, soit 25% du quota), pour aider la République démocratique du Congo (RDC) ) à répondre aux besoins urgents de balance des paiements résultant de l'éclosion de la pandémie de COVID-19. La RDC connaît un choc sévère suite à la pandémie de Covid-19. Les perspectives économiques à court terme se sont rapidement détériorées en raison de la chute des prix des minéraux et de l'impact des mesures de confinement et d'atténuation nécessaires.

La réponse politique des autorités à la pandémie a été ferme, préparant un plan national de riposte qui comprend une augmentation des dépenses liées à la santé et mettant en place des mesures pour aider à contenir la propagation de la maladie. La pandémie freine également la mobilisation des recettes intérieures et exerce des pressions importantes sur les réserves de change. Compte tenu du caractère extraordinaire de la pandémie et des retombées économiques importantes, les autorités ont décidé de tenir compte de l'impact de la pandémie sur le budget. La Banque centrale du Congo (BCC) a également annoncé plusieurs mesures de soutien à la liquidité visant à atténuer l'impact économique de la pandémie.

La détérioration des perspectives macroéconomiques et les pressions budgétaires supplémentaires créent un besoin urgent de balance des paiements. L'appui du FMI par le biais du financement du FCR aiderait à combler une partie du déficit de financement, tandis qu'un soutien supplémentaire d'autres partenaires au développement devrait combler le déficit restant et atténuer les besoins de financement budgétaire.

À l'issue de la discussion au Conseil d'administration, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président, a fait la déclaration suivante: «La crise COVID-19 devrait avoir un impact économique et social considérable sur la République démocratique du Congo (RDC), qui est un pays fragile. L'épidémie affectera l'économie de la RDC, car les mesures de confinement ont un impact sur les activités nationales et les exportations sont durement touchées par la baisse des prix des produits de base et la demande mondiale. Parallèlement à une baisse des flux financiers, la pandémie a créé d'importants besoins urgents de financement extérieur.

«Pour limiter l’impact humain et économique de la pandémie, les autorités ont adopté des mesures énergiques pour contenir sa propagation. Ils ont également préparé un plan national d'intervention COVID-19 visant à renforcer l'intervention médicale. En outre, la banque centrale a annoncé certaines mesures de soutien aux liquidités pour atténuer l'impact économique de la pandémie.

«Le déficit budgétaire devrait se creuser cette année compte tenu de la baisse attendue des recettes publiques et de l'augmentation des dépenses liées à la pandémie. L'appui financier d'urgence du FMI au titre de la facilité de crédit rapide répondra aux besoins urgents de la balance des paiements de la RDC tout en soutenant cet assouplissement budgétaire temporaire. Une aide supplémentaire d'autres partenaires au développement devrait combler le déficit de financement extérieur restant et atténuer les besoins de financement budgétaire.

L'engagement des autorités de publier des audits mensuels des dépenses liées à COVID-19 est le bienvenu, afin de garantir la transparence dans l'utilisation des fonds publics. «La mise en œuvre des politiques et des réformes structurelles auxquelles les autorités se sont engagées dans le cadre du programme de suivi du personnel convenu en décembre reste essentielle pour garantir la stabilité macroéconomique et restaurer une croissance inclusive et durable. Il s'agit notamment de renforcer la transparence et la gouvernance dans les secteurs fiscal et minier, de stimuler la mobilisation des recettes, de maintenir la stabilité financière et de suspendre le financement du déficit par la banque centrale. »

Département de la communication du FMI

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