Lisanga Bonganga, coordonnateur du RCET-CPS ©ENET
Réagissant au lancement officiel de la plateforme politique C64 intervenue mardi 19 Mai au collège Boboto, Lisanga Bonganga a affiché son scepticisme quant à l’avenir de cette coalition de l’opposition, qu’il considère comme fragile dès sa mise en place.
Pour lui, les ambitions présidentielles des différents leaders qui composent cette structure risquent rapidement de provoquer des divisions internes.
« Cette sortie officielle de C64, c'est un raté. C'est un mort-né », a-t-il déclaré.
Il estime que les membres de cette plateforme poursuivent chacun des objectifs personnels incompatibles avec une véritable cohésion politique.
« Tous ceux-là sont des candidats à la présidence de la République. Je ne sais pas comment ils vont naviguer », a poursuivi Lisanga Bonganga.
Il a également rejeté les critiques de certains opposants accusant le président Félix Tshisekedi de dérive autoritaire. À ses yeux, le bon déroulement de l’activité politique organisée par C64 démontre plutôt l’existence d’un climat démocratique.
« Ces gens ont organisé leur activité du début à la fin dans le calme. Comment peut-on parler de dictature ? Le président Félix Tshisekedi leur a laissé toute la liberté de tenir leur manifestation », a-t-il affirmé.
Concernant le projet de loi référendaire actuellement examiné au Parlement, Lisanga Bonganga s’est montré confiant quant à la poursuite normale du processus législatif, malgré les critiques de l’opposition. Il a notamment cité le texte porté par le professeur Ngonda Nkoy.
« Le processus va suivre son cours jusqu’à la plénière où les députés vont se prononcer », a-t-il expliqué.
Le coordonnateur de la coalition des compagnons d'Étienne Tshisekedi invite pour sa part les opposants à laisser le peuple trancher à travers un éventuel référendum.
« S’il y a référendum, nous irons ensemble devant le peuple », a-t-il conclu.
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