Victor Kitenge, ancien gouverneur du Sankuru ©dt
La Cour constitutionnelle a rendu son arrêt le vendredi 24 octobre 2025, confirmant la déchéance du gouverneur de la province du Sankuru, Victor Kitenge Kanyama. Cette décision, désormais définitive, met fin à plusieurs mois d'incertitudes institutionnelles, mais laisse planer un profond malaise politique dans la province.
Plusieurs langues dénoncent des irrégularités dans le processus ayant conduit à cette destitution. Le dépôt de la motion de défiance avait eu lieu un vendredi, et dès le lundi suivant, une lettre avait été envoyée à l'Assemblée provinciale pour notifier l'état de santé du gouverneur, qui nécessitait son évacuation vers Kinshasa, a signalé à Election-net.com l'un des conseillers du gouverneur. Malgré cette absence justifiée, les élus ont procédé à sa d'échéance sans lui accorder la possibilité de présenter ses moyens de défense devant l'hémicycle.
Une précipitation que d'aucun ne juge suspecte, estimant qu'une « main invisible » aurait guidé cette manœuvre.
Pour rappel, lors de la dernière conférence des gouverneurs, le président de la République, Félix Tshisekedi, avait exhorté les responsables provinciaux à mettre fin aux crises institutionnelles répétitives entre exécutifs et assemblées provinciales. Un appel qui semble, pour l'instant, rester lettre morte, car des tensions similaires ont récemment secouées la province du Kongo-Central, la Tshopo ce lundi 27 octobre ou encore, une échappée à Kinshasa contre Daniel Bumba.
Face à cette situation, Victor Kitenge a contacté a réagir avec calme, appelant le peuple du Sankuru à l'unité, la paix et la cohésion, malgré ce qu'il qualifie d'« injustice institutionnelle ».
« Je reste convaincu que seul le Sankuru uni peut se relever. Ce combat n'est pas le mien, mais celui de la vérité et du développement de notre province » , at-il déclaré depuis Kinshasa.
Alors que la Cour constitutionnelle a clos le chapitre judiciaire, la question politique demeure entière : comment éviter la répétition de telles crises, malgré les directives du chef de l'État et les prérogatives du ministère de l'Intérieur, censées être le régulateur ?
Powered by Froala Editor
leave a reply