Au lendemain de l'adoption par l'Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo de son calendrier de la session parlementaire de septembre 2020, la mobilisation contre la controversée proposition de loi sur la réforme judiciaire des députés nationaux Aubin Minaku Ndjalandjoko et Gary Sakata, tous deux du Front Commun pour le Congo, reprend. Et comme toujours, c'est sur les réseaux que la contestation recommence.
Activistes des droits de l’homme et autres acteurs politiques de l'opposition Congolaise, fustigent le fait que la plénière de la chambre basse du parlement congolais, du jeudi 01 octobre consacré à l'adoption du projet de calendrier, ait retenu cette proposition de loi parmi les matières à traiter durant cette session de septembre 2020.
Parmi ceux qui sont jusque-là exprimé, l'on y trouve, l'activiste des droits de l’homme et Président de l'organisation non gouvernementale, dénommée "association africaine pour la défense des droits de l'homme" (ASADHO), en sigle.
Jean-Claude Katende parle d'un défit lancé au peuple congolais, avant d'appeler ce dernier à se mobiliser contre cette proposition de loi.
"RDC: La remise des propositions de loi Minaku et Sakata sur le calendrier de l'AN est un défi lancé au peuple congolais et à ceux qui ne veulent pas d' une justice contrôlée par le FCC. Mobilisons nous", a-t-il écrit dans un tweet consulté par election-net.com.
Rappelons que des manifestations violentes avaient été organisé durant la session de mars par le parti présidentiel, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), dans quelques villes du pays, pour s'opposer à cette proposition de loi, dont nombreux voient dans elle, une tentative du Front Commun pour le Congo de l'ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange, de caporaliser l'appareil judiciaire en le plaçant sous la dépendance du Ministère de la Justice.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac
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