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Les femmes commerçantes de la République Démocratique du Congo ne savent plus à quel saint se vouer, dans leur entrepreunariat. Créé pour sauver la situation dans la création d'entreprise, le guichet unique est devenu non  l'ombre de lui-même mais aussi un calvaire et freinage permanent pour les commerçants congolais en général et aussi les femmes entrepreneures en particulier.

Décidées à renverser la situation, les femmes entrepreneures se sont confiées aux organisations féminines de défense de l'entrepreneuriat féminin en République Démocratique du Congo notamment le Consortium National de Plaidoyer et de Sensibilisation pour l'Entrepreneuriat Féminin (CONAPSEF) dont Betty Mulanga est la présidente.

Contactée par Election-net.com, celle-ci a laissé entendre toutes les désolations et cris d'alarme de la femme commerçante qui peine à mettre en place son business suite au calvaire qu'elle endure au Guichet unique. Et ce, pendant le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, appelle de toutes ses forces à favoriser l'entrepreneuriat féminin. 

La présidente du CONAPSEF a, cependant, loué l'éveil et la prise de conscience de la femme à entreprendre, cette fois-ci dans le formel où sa structure s'y met en termes de formation.

"L'entrepreneuriat féminin se porte à merveille parce-qu'aujourd'hui il y a éveil de conscience. Beaucoup de femmes notamment celle qui ne travaillaient pas et celles qui sont dans l'administration, sont quand-même dans le business. L'entrepreneuriat féminin est devenu un concept réaliste et tout le monde s'y met. La difficulté que nous connaissons ce que la grande partie de ces femmes sont dans l'informel, soit par manque d'informations, peur de taxes et impôts à l'état. Une petite partie seulement est dans le formel", a-t-elle expliqué à election-net.com.

Et d'ajouter :

"Notre rôle est justement de former et informer ces femmes sur le formel. Et là, nous sommes dans un séminaire de préparation d'un Plaidoyer auprès de décideurs pour leur montrer les freins et les contraintes autour de l'entrepreneuriat féminin".

Guichet unique, blocage et calvaire permanent pour la femme commerçante

Les femmes entrepreneures ont déclaré que le guichet unique, créé pour faciliter la mise en place d'une entreprise en trois (3) jours seulement, est devenu non seulement un calvaire pour la femme commerçante mais aussi un très grand frein dans l'obtention des documents. La mission dévolue à cette structure n'existe que de nom, ce qui fait d'elle un tombeau blanchi, à cet effet, indique le CONAPSEF.

"Il n'y a plus de respect de délai dans l'obtention des documents au guichet unique. Ce dernier ne délivre que le RCCM. Quant à l'identité nationale et numéro d'impôt il faut les trouver ailleurs, notamment au secrétariat de l'économie et à la Direction générale des Impôts (DGI). Et ces derniers documents arrivent plusieurs mois après. Ce qui bloque, du coup, le business. Pour s'adapter au système Ohada, on nous a parlé de 3 jours d'obtention de tous les documents au guichet unique, nous l'avons vécu pendant peu de temps seulement mais aujourd'hui, plus rien. Le guichet unique ne se limite qu'à livrer le RCCM aujourd'hui. Ça freine l'entrepreneuriat féminin", a dit Betty Mulanga.

Guichet unique, la cause du retour à l'informel

Ayant été formées pour quitter le commerce informel qui ne profitent pas au trésor public, ces femmes se voient aujourd'hui dans le choix de rester dans l'informel. "Car là elles ne sont pas dérangées avec le problèmes des documents ni des taxes". Un découragement également pour toutes les structures féminines d'encadrement de l'entrepreneuriat féminin.

"Nous avons formé les femmes de quitter l'informel pour le formel. Nous leur avons parlé de tous ces documents qu'elles auront en trois jours seulement. Mais en pratique, ces mamans reviennent vers nous et nous disent que nous leur avons menti car au guichet unique, il n'y a que le RCCM. Pour ouvrir un compte bancaire, on vous exige RCCM, Identification nationale et numéro d'impôt. Du coup, les mamans sont découragées et préfèrent retourner à l'informel car là, il n'y a pas de demande des documents. Une perte pour le trésor public ", a chuté la présidente du CONAPSEF Betty Mulanga.

Notez que le CONAPSEF qui prépare un plaidoyer à partir des témoignages des femmes entrepreneures, compte saisir les autorités compétentes pour résoudre ce qui convient d'être appelé une nébuleuse pour l'entrepreneuriat féminin en République Démocratique du Congo.

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