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Le chef de l’Etat, Felix Antoine Tshisekedi a, à l’occasion du 60è anniversaire de l’indépendance de la RDC, accordé la grâce présidentielle collective à certains prisonniers.

Cependant, une polémique autour des élus de cette grâce présidentielle collective, a pris d’assaut les réseaux sociaux annonçant que Vital Kamerhe, Eddy Kapend et Oly Ilunga pourraient bénéficier de cette grâce pour les deux derniers. Et Kamerhe pourrait quant à lui, bénéficier d'une remise de peine de 5 ans.

Faux, rétorque un expert en la matière qui a gardé l’anonymat, contacté par Election-net.com. Selon notre source, Kamerhe et Oly Ilunga ont été condamnés pour détournement, ce qui les écarte déjà de la grâce présidentielle de ce 30 juin; Eddy Kapend pour meurtre de Laurent Désiré Kabila, ce qui l’écarte également de la grâce présidentielle de Felix Tshisekedi.

« Non. Il y a des infractions qui ne sont pas concernées par la grâce. Notamment le détournement, la corruption, le viol, le meurtre, etc. Kamerhe, Oly Ilunga et Kapend ne peuvent, par conséquent, pas figurer sur la liste des graciés. En plus, la condamnation de Kamerhe n'est pas encore irrévocable dans la mesure où il est allé en appel avec possibilité de poursuivre en cassation. Oly Ilunga a été condamné pour détournement (il a été reconnu coupable du détournement de plus d'un million de dollars destinés à la riposte contre l'épidémie d'Ebola). Condamné à 5 ans des travaux forcés, il ne peut bénéficier de la grâce présidentielle. Pour ces raisons fondamentales, Kamerhe, Eddy Kapend et Oly Ilunga ne peuvent bénéficier de la grâce présidentielle collective du Chef de l’Etat », a-t-il indiqué.

Rappelons qu’en marge de la célébration de l’indépendance de la RDC, le Chef de l’Etat, Felix Tshisekedi a accordé la grâce présidentielle collective aux prisonniers. Il s’agit de la remise de la peine restant à exécuter aux condamnés à une peine de servitude pénale ou des travaux forcés, inferieur à cinq ans, par décision judiciaires devenue irrévocable à la date du 30 juin 2020. Mais aussi la réduction de cinq ans de la peine de servitude pénale ou des travaux forcés, égale ou supérieure à cinq ans. Egalement la commutation de la peine de mort en celle de servitude pénale à perpétuité accordée à toute personne condamnée par décision judiciaire devenue irrévocable à la date du 30 juin 2020.

Liévin LUZOLO

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