Alors que la DRC Mining Week bat son plein, une alerte glaçante a été lancée aux diplomates européens : les milliards générés par les mines en RDC ne profitent toujours pas aux populations. Derrière les chiffres en hausse de 75 % des revenus miniers, se cache une réalité de détournements, de procédures bafouées et de projets fantômes.
Ces révélations explosives sont du Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL). Lors de deux panels organisés par le Centre Carter et Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV), le Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL) a dévoilé des dysfonctionnements systémiques. C'est entre autres :
- Le Fonds Minier pour les générations futures (FOMIN), un fonds souverain hors-la-loi. Selon CREFDL, les revenus miniers censés financer le développement local sont utilisés à d’autres fins, violant les textes.
- La Sino-congolaise des mines (Sicomines), un symbole de l’opacité. D'après toujours CREFDL, les conventions minières contournent les marchés publics, alimentant des investissements sans lien avec les budgets étatiques.
- La décentralisation en berne. CREFDL souligne que la Caisse Nationale de Péréquation, clé pour redistribuer les 0,3 % aux provinces, reste lettre morte.
Face à ce "tableau sombre", le CREFDL a imploré l’Union européenne d’accompagner les réformes engagées depuis 2011, en faisant notamment
- Le lobbying pour la transparence : Les fonds publics doivent cibler la pauvreté, pas les détournements, lance cette organisation citoyenne.
- L'urgence d'étendre la LOGIRAD (logiciel de gestion des recettes) à toutes les provinces minières.
- Le respect de la loi en appliquant le code des marchés publics et la libre administration des provinces, martèle CREFDL.
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