Le chef de l’Etat n’arrive plus dans la capitale provinciale du Nord-Kivu ce mardi 22 septembre.L'annonce a été faite dans la soirée par son entourage. "Le programme est annulé",soutient-il avant de voir l'officialisation le gouverneur, Carly Nzanzu Kasivita officialisé le report du président de la République.
“Nous tenons à remercier l'ensemble de la population du Nord-Kivu qui était mobilisée pour accueillir notre président de la République, son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo , chef de l'État et la prions d'accepter le report de son arrivée à Goma aujourd'hui à cause des impératifs de l'État. Merci de maintenir la même mobilisation pour son accueil aussitôt que son agenda sera dégagé des impératifs.”, a déclaré le chef de l'exécutif provincial.
Si les sources officielles parlent d'un problème d'agenda, d'autres évoquent que président Félix Tshisekedi n'est pas le bienvenu à Goma.
A l'annonce de son arrivée dans la ville volcanique certains partisans de Vital Kamerhe, son directeur de Cabinet condamné à 20 ans de travaux forcés pour détournement des fonds du programme de 100 jours ont été divisés sur son accueil, si les uns ont préféré mobilisés par contre les autres ont appelé au boycott de l'accueil du chef de l'État. Un haut cadre de l'UNC est allé même loin en condamnant le déplacement de leur secrétaire général pour préparer sa visite.
Dans cet imbroglio, l'asbl "Soutenons Vital Kamerhe" (SVK) se félicite et encourage la population d'avoir fait échec à l'arrivée du chef de l'État au chef lieu du Nord-Kivu.
"Nous félicitons notre population de Goma d'avoir fait échec au passage du président de la République qui tenait à venir chez nous sans son directeur de cabinet. Nous exigeons la libération de Vital Kamerhe" a déclaré son porte parole.
Dans un document intitulé " Voyage de Goma: Lettre ouverte au président Tshisekedi , certains habitants de Goma qui s'identifient comme base de l'UNC de Vital Kamerhe se montraient très critiques et opposés à l'arrivée au chef-lieu du Nord-Kivu du chef de l’Etat qui devrait prendre part au mini-sommet des chefs d’État de la sous-région notamment Yoweri Museveni de l'Ouganda, Paul Kagame du Rwanda, Evariste Ndaishimiye du Burundi, Joao Lorenço de l'Angola.
"De prime à bord, monsieur le président, nous vous disons que nous les enfants de Goma nous ne vous souhaitons pas le bienvenu. Vous avez gagné ces élections avec votre partenaire le président Vital Kamerhe. Nous sommes au regret de vous dire que nous sommes habitués à vous recevoir à deux. Venir seul et laisser votre frère, votre beau-frère et partenaire en prison, est une pilule qui ne passe pas." écrivaient-ils ,soutenant que: "Goma, ville volcanique, ne peut jamais tremper dans la trahison ni l'ingratitude qui aujourd'hui vous caractérisent. Les exemples sont légions. Nous attendons la libération, même provisoire, de notre leader qui vous a amené ici sur nos terres. Cet homme qui s'est battu à vos côtés quand personne ne croyait en vous. C'est à cette condition, et seulement à cette condition, que nous pourrons vous réserver un accueil digne d'un chef de l'état et d'un gentleman."
Félix Tshisekedi pris à contrepied par des sympathisants de Kamerhe
"Caïn où est ton frère Abel? La ville intellectuelle de Goma dit NON, Caïn n'est pas le bienvenu à cause d'Abel....Où? Quand? et comment le dircab du chef de l'État a t-il détourné l'argent du trésor public? Quel est le montant exact ? VK azali innocent." Tweete un internaute.
Mais de manière officielle, qui l'UNC n'était pas hostile à l'arrivée de Félix Tshisekedi à Goma a dépêché Une équipe conduite par Aimé Boji Secrétaire général a.i de l'UNC pour préparer l'accueil de Félix Tshisekedi.
D'après les indiscrétions ,cette équipe a eu la peine de séduire les UNCiens sur l'accueil chaleureux qu'ils devraient au président. cette équipe contestée au sein par le porte-parole de l'inter-fédération de Kinshasa. Celui-ci considérait ce déplacement comme une "trahison".
Rapidement, la Direction politique nationale de l'Union pour nation congolaise (UNC), a décidé lundi 21 septembre, de suspendre le porte-parole de l'inter-fédération de Kinshasa, Totshoumany Kisombe pour avoir commis une faute grave, en critiquant le mobile du déplacement de son secrétaire général a.i, M. Aimé Boji Sangara, à Goma (Nord-Kivu).
En tout il faut dire que les réactions diverses quand à ce.Mais selon plusieurs analystes, la mobilisation sur place n'étant pas digne d'accueil d'un chef de l'état en province, beaucoup croient savoir que c'est des raisons qui ont conduit à ce changement brusque du voyage de Félix Tshisekedi dans cette partie du pays.
Joël Mesa Nzuzi.
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