Ces chiffres sont révélés par le Réseau des parlementaires contre la corruption (APNAC-RDC), dans un rapport de la dénonciation des cas de corruption rendu public ce vendredi 23 juillet.
Selon ce rapport présenté par le député national Jean-Pierre Pasi-Zapamba, Président de l'APNAC-RDC, son organisation a enregistré plus de 170 dénonciations de la corruption dans ses différentes sources du 24 janvier au 31 décembre 2020. Cependant, seuls 148 cas ont été analysés à fond sur les 170 cas de dénonciations contre la corruption, ajoute le rapport.
" Ces cas de corruption ont causé un manque à gagner de 7 979 152 682,57 USD à la République Démocratique du Congo : 4 604 903 461,3 USD au premier trimestre, 1 221 587 000 USD au deuxième trimestre, 1 574 401 021,27 USD et 150 terrains de l’Etat spoliés au troisième trimestre ; et enfin 578 261 200 USD au quatrième trimestre ", a fait savoir le président de l'APNAC-RDC, le député national Jean Pierre Pasi-Zapamba.
Par ailleurs, APNAC-RDC pointe du doigt les agents du secteur public d'être à la base de ce manque à gagner énorme enregistré par l’État congolais.
Cette pratique est désignée par les termes tels que "la rétro-commission ou opération-retour", note le rapport.
"Ce langage a même été traduit pendant longtemps en Swahili comme " Sehemu yangu " pour dire " ma part " comme s’il s’agissait d’un droit. Ceci est une autre forme de corruption qui fait perdre à l’Etat des grands moyens de sa politique ", a dénoncé Jean-Pierre Pasi-Zapamba.
Pour éradiquer ce fléau, l'APNAC-RDC invite les députés nationaux à voter la loi créant l’institution d’appui à la démocratie de lutte contre la corruption, celle modifiant le code pénal et le code de procédure pénale.
Kilikumbi Lusumbasumba Isaac
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