Prince Leta Katumbi Administrateur (Particulier ou Assistant du Dircab du Chef de l'État), nommé récemment au Conseil d'administration de la Banque Centrale du Congo a été contraint de démissionner de cette fonction qui est incompatible avec sa fonction précédente à la présidence de la République.
Selon RFI qui livre l'information, Katumbi n'est pas le seul à démissionner. Il y a également André WAMESO, Administrateur (Dircaba chargé des questions financières à la Présidence de la République) qui a, lui aussi, été contraint de rendre le tablier dans la nuit du mardi 13 juillet.
La RDC a ainsi fléchi aux exigences du Fonds Monétaire International qui s'est opposé à ces nominations jusqu’à demander la démission pure et simple de ces deux nouveaux mandataires. Ce, pour non-respect du principe de l’indépendance de la BCC. L'institution monétaire internationale avait même conditionné la tenue de son conseil d'administration sur la RDC, cette semaine, que par ces démissions.
"Le conseil d’administration du Fonds monétaire international se tiendra bien cette semaine. Le suspense aura duré jusqu'au bout. Mais le FMI a demandé à la République démocratique du Congo la mise en conformité du conseil d'administration de la Banque centrale congolaise. C'est l'une des conditions pour l'obtention de ce programme de financement pour lequel un accord préliminaire a été signé en mai dernier", note RFI.
Il sied de rappeler que ces deux nominations violent et énervent les dispositions de la LOI N° 18/027 du 13 décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de la banque centrale notamment en son Article 52 qui stipule que le mandat au sein d'un organe de la Banque est incompatible avec les mandats, fonctions ou statuts suivants :
Notez que la décision de renouveler l’équipe dirigeante de la BCC était attendue depuis 2018, pour permettre une réforme de la Banque Centrale du Congo (BCC). Avec deux proches de Kabila, à savoir Déogratias Mutombo (DG) et Albert Yuma (PCA), le FMI avait conditionné son aide à la RDC par le départ de ces personnalités. Toute l’équipe a donc été renouvelée. C’était la dernière condition posée par le Fonds monétaire internationale pour autoriser la signature d’un programme triennal assorti de décaissement d’1,5 milliard de dollars.
Liévin LUZOLO
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