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Cette question taraude les esprits des observateurs de la vie politique congolaise. Et ce, au regard de la gestion de l'épineuse question des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs des 14 provinces de la République Démocratique du Congo, élection programmée au 06 avril prochain par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Si plusieurs acteurs politiques ayant quitté la coalition politique Front Commun pour le Congo(FCC) de l'ancien Président de la République Joseph Kabila Kabange ont eu a justifié leur départ par la mauvaise gestion des enjeux politiques se traduisant par l'égoïsme de certains partis politiques sociétaires de cette plateforme politique au détriment des autres, cela semble, selon bon nombre d'observateurs, refaire surface à l'Union sacrée de la Nation.

D'autres observateurs voient par contre le retour du "diktat", comme mode de prise de décision au moment des enjeux politiques au niveau de l'Union sacrée de la Nation, comme cela fut le cas à l'époque du règne de l'ancien régime de Kinshasa.

Le mode de désignation des candidats gouverneurs et vice-gouverneurs de l'Union sacrée de la Nation aux élections du 06 avril prochain en est une illustration. En effet, voulant faire croire à l'opinion que les méthodes ont changé, la plateforme politique soutenant la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a décidé de constituer et déployer des équipes dans les provinces concernées par l'élection les scrutins des gouverneurs et vice-gouverneurs. Ces équipes avaient officiellement pour objectif de procéder à un sondage sous forme de primaires en vue d'aligner des tickets ayant la chance de gagner les élections dans toutes les provinces pour l'Union sacrée de la Nation.

Si cette stratégie a été saluée au départ par les populations de provinces concernées, ses résultats paraissent cependant décevants. En effet, il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les tons commencent à s'élever dans les provinces ayant reçu ces missions de l'Union sacrée de la Nation, dénonçant les démarches tendant à imposer des candidats qui seraient désignés à partir de Kinshasa avant même la descente des ces délégations. C'est le cas par exemple du Maniema, de la Tshopo, de la Lomami pour ne citer que ces quelques provinces.

Et alors qu'il était observé une accalmie dans ces 14 provinces en attente de la publication des tickets de l'Union sacrée de la nation, les esprits semblent surchauffer dans certaines provinces depuis l'après-midi dû lundi 21 février suite à la publication sur les réseaux sociaux d'un document de "synthèse des rapports des missions de sondage en prélude des élections des gouverneurs des provinces et vice-gouverneurs", attribué au Président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo.

À voir la formation des tickets USN faite dans ce document, le parti présidentiel l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) se taille la part du lion aux postes ciblés avec 3 Gouverneurs (Kasaï Central, Kasaï Oriental et Lomami) et deux vice-gouverneurs (Kinshasa et Maï-Ndombe). L'AFDC-A du sénateur Modeste Bahati Lukwebo vient en deuxième position avec un poste ciblé de gouverneur (Tshopo) et 5 postes ciblés de vice-gouverneurs (Haut-Lomami, Kasaï Central, Kongo Central, Maniema et Mongala). Les regroupements politiques Alliance CCU, AA/a, UNC, Mosaïque PPRD/USN, AABC, MLC et ACO ont chacun un poste ciblé de gouverneur, à l'exception du MLC qui a aussi un poste ciblé de vice-gouverneur ( Bas-Uele). Par contre, les regroupements et partis politiques RDT, ABCE, AAAC, Ensemble et RIA ont chacun un poste ciblé de vice-gouverneur.

Ce document fixe aussi les principes à respecter par les partis politiques et prétendants candidats membres de l'Union sacrée de la Nation. C'est entre autres :

" - Éviter le jeu individuel de chaque parti ou regroupement politique;

  • Ne pas autoriser le changement des membres des bureaux des assemblées provinciales en plein processus électoral ;
  • S’assurer qu’il y ait au moins un député provincial dans chaque ticket ;
  • Observer scrupuleusement la discipline en demandant à toute personne, indépendante ou sur liste de parti ou regroupement politique, se reconnaissant de l’Union sacrée de la Nation de ne pas concurrencer le ticket de l’USN en retirant sa candidature au cas où elle n’est pas alignée par notre famille politique ;
  • Avoir présent à l’esprit que tous les candidats sont ceux de l’Initiateur de l’USN Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO".

Des principes qui paraissent pour plusieurs observateurs comme le retour en force des méthodes autre fois, décriées.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

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