loader
img

Top News

Trending

Société

Politique

Actualités

Joseph Kabila. Ph de tiers

Très réputé pour son silence légendaire, l'ancien président de la République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabange s'exprime souvent par personnes interposées. Et ce, à travers les membres de sa famille politique,  surtout ceux qui lui sont fidèles.

Dans cette catégorie des fidèles lieutenants de Joseph Kabila Kabange, l'on retrouve aussi Joseph Kokonyangi Wetanene, l'un des cadres du Front Commun pour le Congo (FCC), qui ont résisté au violent vent politique  ayant occasionné des multiples défections dans le rang du prédécesseur de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et ayant abouti à la formation de l'actuelle coalition présidentielle, l'Union Sacrée de la Nation.

Arrivé à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema ce vendredi 13 mai 2022, en provenance de Kinshasa capitale de la République Démocratique du Congo, le député national élu du territoire de Pangi, Joseph Kokonyangi Wetanene a, dans un meeting populaire tenu en swahili, langue locale, devant le siège de son parti politique, Alliance des Paysans Indépendants (API), annoncé la candidature de l'ancien Chef de l'État, Joseph Kabila Kabange, à l'élection présidentielle de 2023.

"Un long temps s'est passé, la RDC est notre pays à nous tous, nos amis à qui nous avons donné du travail, nous nous sommes dit de rester calmer qu'on leur laisse travailler, avez-vous vu du travail?", a lancé Joseph Kokonyangi Wetanene à la foule venue l'écouter qui a répondu par "non". 

À Joseph Kokonyangi Wetanene de poursuivre :

"Nous souffrons, le Raïs [Président en swahili, parlant de l'ancien président, ndlr] m'a chargé de vous dire ceci : sauvons le Congo. Si non, nous coulons dans l'eau. Il ne s'agit pas de la guerre, nous n'allons pas faire la guerre dans notre pays, mais le plus important est qu'en 2023 le Raïs va rentrer au pouvoir. C'est pourquoi, ne jouer pas avec 2023, c'est votre pouvoir. Vous voyez comment les routes se sont délabrées, toujours des promesses alors que nous souffrons, surtout ici au Maniema. Ils nous disent qu'ici nous n'aurons rien, ndlr", a-t-il déclaré.

En outre, l'ancien ministre de l'Urbanisme et Habitat a dénoncé le lynchage des règlements des comptes à l'égard des politiciens originaires du Maniema.

"Vous avez vu ce qu'ils ont fait à notre ministre de l'Économie, ils l'ont écarté pourtant il n'a rien fait de mal. Ils veulent pas seulement que le Maniema puisse vivre, aujourd'hui nous n'avons plus un ministre au gouvernement central. C'est seulement nous qui sommes visés, si Matata Ponyo passe par ici, on ordonne qu'il soit arrêté. Qu'a-t-il fait ? Le Maniema va se prononcer en 2023. Ils auront zéro voix ici chez nous. Ne prenez pas ce message comme de la blague", a-t-il exhorté la foule, avant d'appeler les maniemiens à se prendre en charge dans le calme, en marge des élections de 2023.

"Kabila va rentrer en 2023. Cette fois-ci, il n'y aura pas question de dauphin, il va lui-même postuler. Nous l'avons conseillé qu'à défaut de sa candidature, qu'il laisse son épouse Olive concourir à l'élection présidentielle de 2023. Ce sont là nos deux alternatives", a-t-il martelé.

Powered by Froala Editor

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate