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La société Congolaise pour l'État de droit, SCED, une structure de la société civile, active dans la région du Kasaï invite le président Félix Tshisekedi à déférer, " à défaut des moyens", la situation des crimes perpétrés dans cette région à la cour pénale internationale, CPI

Dans un rapport d'évaluation de la réponse judiciaire et extrajudiciaire aux atrocités commises dans la région du Kasaï, lors de l'insurrection des milices Kamuina Nsapu, endossé par son directeur général, Dominique Kambala Nkongolo, bâtonnier au barreau de kananga, cette structure fait observer que la lutte contre l'impunité des crimes " graves" dans l'espace centre du pays n'a pas encore connu une avancée significative ce, malgré le déroulement du procès des experts des Nations-Unies débuté il Ya trois ans, l'ouverture des dossiers judiciaires par l'auditorat militaire supérieur, l'audition de quelques victimes ainsi que l'arrestation de quelques auteurs.

La SCED qui, à travers ce rapport soutient apporter son apport dans l'installation d'un État de droit par la lutte contre l'impunité, revient sur 14 exactions parmi celles jugées emblématiques.

Recrutement des enfants dans la milice, massacres des civiles par les forces de défense et de sécurité, maintien en captivité, assassinats, décapitations, mutilations, viols en masse, pillages et destructions des édifices etc, certaines de ces exactions ont été retenues par l'équipe des experts internationaux sur la région du Kasaï comme relevant de l'ordre des " crimes contre l'humanité ou crimes de guerre, ainsi que des violation graves de droit de l'homme ".

La société congolaise pour l'État de droit, SCED , qui note que la lutte contre l'impunité de ces crimes n'a pas encore produit de résultats concrets et qu'aucun progrès notoire n'a été enregistré concernant la réponse extrajudiciaire, invite le président Tshisekedi de traduire en acte sa volonté politique de lutter contre l'impunité et d'instaurer un État de droit en dotant la justice militaire des moyens financiers, logistiques, scientifiques et humains " conséquents " ou de déférer, à défaut de ceux-ci, la situation du Kasaï devant la CPI.

Pour cette structure qui recommande au président de la RDC d'œuvrer pour la création d'un tribunal pénal spécial pour le Kasaï au pays, lui demande par ailleurs de mettre en place un fonds d'indemnisation des victimes ou "à l'extrême impossible, présenter au nom de l'État congolais, des excuses légitimes au peuple du Kasaï au cours d'une circonstance solennelle".

Van Frédéric Tshilanda depuis Kananga

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