Joseph Kabila
Alors que les regards sont tournés vers les négotiations entre Kinshasa et Kigali, un deuxième acteur politique congolais inattendu vient troubler le jeu diplomatique à Washington. Le premier était Katumbi. Et le second? C'est Kabila.
L’ancien président congolais Joseph Kabila, aujourd’hui en rupture totale avec le pouvoir en place, a dépêché l’un de ses plus fidèles proches dans la capitale américaine.
Une mission discrète
C’est Kikaya Bin Karubi, proche collaborateur de l’ex-chef d’État, qui a été envoyé pour porter la voix de Kabila auprès de plusieurs cercles de l'administration Trump.
Son objectif ? Convaincre les membres du Congrès et du Conseil national de sécurité du bien-fondé du retour en scène de l’ancien président, aujourd’hui réfugié à Goma, bastion stratégique tombé sous contrôle du M23.
Selon plusieurs sources, Kikaya Bin Karubi entend défendre la position de son mentor dans un contexte où les États-Unis cherchent à conclure, d’ici juillet, un accord de paix entre la RDC et le Rwanda.
Privé de son immunité parlementaire depuis le 22 mai, l’ex-président est désormais poursuivi pour des faits de trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en lien notamment avec son supposé soutien à la rébellion du M23.
Ses proches redoutent l’émission prochaine d’un mandat d’arrêt international.
Le déplacement de Kikaya Bin Karubi coïncide avec celui d’un autre adversaire politique de Félix Tshisekedi : Moïse Katumbi. En marge de son séjour à Washington — où il assiste notamment à l’ouverture de la Coupe du monde des clubs — l’opposant a lui aussi été reçu au département d’État.
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