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Le Cardinal Catholique Fridolin Ambongo s'est prononcé ce mardi 30 juin, à l'occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la République Démocratique du Congo à la Cathédrale Notre-Dame du Congo où il a abordé plusieurs points dans son allocution.

Abordant le point politique, le chef de l'église Catholique en RDC a signifié que le 60 ans d'indépendance est un échec total de la classe politique composée des individus malveillants qui pensent qu'exercer le pouvoir politique c'est la jouissance. Tellement corrompue, la classe politique congolaise est perdue.

"Voilà que nos 9 voisins nous ont envahis ; voilà que les ADF sont toujours là et continuent de tuer notre Peuple, alors qu'au début de l'année, l'armée a dit avoir récupéré le territoire et mis en déroute les ADF ; voilà que le plan de balkanisation existe et persiste ; voilà que tout se fait en complicité (…)"

Se montrant trop critique face à la Coalition FCC-CACH, Fridolin Ambongo, précise que ce n'est pas cette coalition au pouvoir qui avait gagné les élections de 2018 mais plutôt le peuple, suite aux lois organiques initiées par Minaku et Sakata et il dit attendre ces lois de pied ferme car dit-il l'indépendance de la justice nous est très chère

"Les fameuses lois Minaku et consorts, nous les attendons de pied ferme. L'indépendance de la justice et de la CENI nous est très chère'', déclare Ambongo

"Le FCC et le CACH savent bien qu'ils n'ont pas gagné les élections, ils savent ce qu'ils ont fait pour accéder au pouvoir. Comme on avait volé la bénédiction d'ESAU dans la Bible, le FCC et CACH ont volé la victoire du Peuple congolais et ils le savent et le disent très bien" a-t-il confirmé.

Pour lui, malgré tout ça, le peuple congolais a accepté devant un fait accompli, de le voir travailler dans l'espoir "peut-être naïf tel que démontré aujourd'hui - que de la fraude, du mensonge électoral, de la corruption pouvait sortir quelque chose de bien, hélas ! On s'était trompé"

Le cardinal catholique estime par ailleurs que cette coalition au pouvoir n'a plus sa raison d'être suggère par contre sa disparition.

Rappelons que les élections de 2018 qui avaient porté Félix Tshisekedi au pouvoir ont été et continuent d'être contestées par Martin Fayulu, le candidat malheureux qui propose un dialogue pour sortir le pays dans la crise de légitimité.

Jean Paul Tshimanga

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