Photo d'illustration
À quelques heures du deuxième rendez-vous des Léopards de la RDC à la Coupe du monde 2026 face à la Colombie, un constat d'intrigue à Kisangani : la ferveur populaire semble avoir laissé place à une atmosphère inhabituellement calme.
Contrairement au premier match, où les rues de la ville vibraient déjà plusieurs heures avant le coup d'envoi, avec des maillots bleu ciel visibles à chaque coin de rue, des discussions passionnées dans les marchés et des groupes de supporters improvisés dans les quartiers, ce deuxième rendez-vous mondialiste se prépare dans une discrétion presque surprenante.
Dans les artères principales de la ville comme dans les communes périphériques, les signes extérieurs d'une grande mobilisation populaire sont encore rares. Les vendeurs ambulants de gadgets sportifs attendent les clients, les terrasses restent relativement calmes et les conversations autour du football semblent moins bruyantes qu'à l'accoutumée.
Faut-il y voir de la peur ? De la prudence ? Ou simplement une retenue avant l'un des plus grands défis sportifs de la sélection congolaise ?
Car cette fois-ci, l'adversaire se nomme Colombie, une nation du football mondial habituée aux grands rendez-vous et mieux classée que la RDC au classement FIFA. Face à un tel défi, de nombreux supporters préfèrent sans doute attendre le coup d'envoi avant d'afficher leur optimisme.
L'autre facteur déterminant est l'horaire. Prévu à 4 heures du matin, le match s'annonce comme une véritable veillée sportive pour les Boyomais. Beaucoup de familles et de groupes d'amis ont choisi de s'organiser dans la discrétion, privilégiant le repos avant une longue nuit de football plutôt que les manifestations bruyantes d'avant-match.
Mais derrière ce calme apparent, l'attente est immense. Dans les maisons, les bars sportifs et les points de retransmission, les préparatifs se poursuivent. Les générateurs sont testés, les écrans installés et les pronostics alimentent les discussions à voix basse.
Kisangani ne dort pas sur les Léopards. La ville semble simplement retenir son souffle.
Et lorsque l'horloge indique 4 heures du matin, ce silence pourrait bien laisser place à une explosion de joie, de passion et d'espoir, à portée de tout un peuple derrière ses ambassadeurs du football mondial.
Cette nuit, plus qu'un match, c'est un rendez-vous avec l'histoire qui attend les Congolais.
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