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Dans leur correspondance de 3 pages datant du 03 juilleet 2020 adressée au Chef de l'État et consultée par election-net.com, les deux confessions religieuses opposées à la candidature de Ronsard Malonda à la présidence de la commission électorale nationale indépendante ( CENI), indiquent avoir appris avec stupéfaction la nouvelle de l'enterinement, par l'assembée nationale de la désignation de Ronsard Malonda par les confessions religieuses au poste de président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), au terme d'une élection qui aurait été organisée lors de leur réunion du 08 au 09 juin 2020.

En revanche, les signataires de la lettre ( Fridolin Ambongo et André Bokondoa-bo- Likabé) respectivement Président et Vice-président de la plateforme des confessions religieuses, tiennent à démentir catégoriquement une telle désignation qui selon eux, " heurte fondamentalement la moralité d'une haute et prestigieuse institution de la République comme l'assemblée nationale".

Ils rappellent qu'à la réunion sus-évoquée, "il n'a été procédé à la désignation d'aucun délégué des confessions religieuses à la CENI, à plus forte raison à l'élection de son président". Bien au contraire, "les confessions religieuses devaient poursuivre leurs discussions afin de dégager un consensus sur une personnalité indépendante, compétente et d'une moralité irréprochable qui serait désignée comme leur délégué à la CENI", expliquent-ils.

"Il est par conséquent déconcertant que madame la Présidente aie travesti la vérité et fait entériner frauduleusement par la plénière de l'assemblée nationale, une quelconque désignation du président de la CENI par les confessions religieuses, et ce, sur base d'un faux procès-verbal d'une élection fictive dressé par certains chefs des confessions religieuses et délégués non attitrés quand à ce" s'exclament-ils.

À eux de se poser par la suite une série des questions : " Comment veut-on bâtir une institution d'appui à la démocratie telle que la CENI sur un fondement de mensonge et de fraude à ciel ouvert ? Pourquoi veut-on vider la substance de la crédibilité de l'assemblée nationale par des combines inavouées"?

C'est ainsi qu'ils demandent au président de la République "de ne pas considérer la proposition controversée de nomination du président de la CENI entérinée par l'assembée nationale d'une part, et d'inviter les composantes socio-politiques concernées au dialogue constructif en vue de réformer la centrale électorale et d'y désigner des personnalités qui répondent aux critères légaux, d'autre part".

Par ailleurs, ils indiquent que " la désignation des membres de la CENI et de son président ne peut être transformée en un lieu de conquête de conservation du pouvoir". Bien au contraire, "elle offre l'occasion de consolider l'unité nationale et notre jeune démocratie", renchérissent-ils.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

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