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L'ancienne ministre de genre, famille et enfant, Geneviève Inagosi, a fait savoir que le Premier ministre ne peut être censuré que par le bureau définitif de l'assemblée nationale.

Pour cette cacique du Front commun pour le Congo (FCC), la motion de censure ne doit pas être traitée pendant cette session extraordinaire organisée par le bureau d'âge.

« Je ne sais pas pourquoi le bureau d'âge est en train de tirer les choses en longueur. Parce que lorsqu'il avait été autorisé à convoquer la session extraordinaire, on aurait pu comme l'a autorisé la cour constitutionnelle, commencer par vider la pétition contre le questeur adjoint. Ça été fait. Mais aussi à organiser l'élection et à installer le bureau définitif qui est compétent de se saisir des dossiers de contrôle parlementaire, mais aussi l'examen de projets de lois. Je ne peux pas comprendre pourquoi le bureau d'âge s'obstine à violer la constitution (…) Le premier ministre ne peut pas se présenter devant un bureau d'âge qui n'est pas compétent à faire examiner une motion de censure contre lui. Parce qu'il a été investi ou mieux son gouvernement par un bureau définitif. Le parallélisme de forme exige à ce que ça soit le même bureau définitif qui procède à sa déchéance », a-t-elle déclaré à 7sur7.cd.

La députée poursuit son allocution en disant que le FCC sait que le premier va tomber mais cela sera avec le Bureau définitif et non avec le Bureau d'âge. Elle estime que nous devons respecter la Constitution et les lois du Pays au cas contraire nous devenons un non État.

« Nous sommes bien d'avis, au FCC, que la majorité est confortable de l'autre côté avec 301 députés qui ont signé la motion de censure contre le premier ministre. Nous savons qu'il va tomber. Mais la motion de censure contre lui ne peut être examinée que sous la présidence du bureau définitif. C'est ce que nous voulons. De quoi ont-ils peur ? Ils ont la majorité. Il suffit que le bureau définitif soit là pour qu'on procède au vote qui sera majoritaire et le premier ministre va tomber. Ce n'est pas un problème. C'est la démocratie. Faisons les choses dans le respect de nos textes. Lorsque nous commençons à fouler aux pieds notre Constitution et les textes de la République, nous devenons un non État », a-t-elle fait savoir et ajouter que la démission est un acte volontaire.

Rappelons que le Premier ministre séjourne depuis dimanche 24 janvier à Lubumbashi pour une rencontre avec l'ancien Chef de l'État, Joseph Kabila, pour une discussion. Pour lui c'est parce que c'est grâce à lui qu'il est devenu Chef du gouvernement.

Kivin Arsène Bile

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