L'avocat et défenseur de droits de l'homme, Jean-Claude Katende vient de nouveau mettre sur la place publique ses réflexions pour le développement de la République Démocratique Démocratique du Congo, RDC son pays.
Dans sa énième tribune publiée ce lundi, 03 février, le président de l'Asadho, Association Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme propose quelques pistes pour que 2020 soit effectivement l'année de l'action comme l'a prôné Félix Antoine Tshisekedi, le Président congolais lors de son discours de décembre dernier sur l'état de la Nation.
Ci-dessous, l'intégralité de la tribune envoyée à election-net.com.
L’année 2019 était pour le Président de la République, une année pour apprendre et pour connaitre mieux le Congo, d’une part, mais aussi de voir ce que valent ses collaborateurs et ses partenaires du FCC, d’autre part. Le peuple congolais ne lui tient pas tellement rigueur au sujet des tâtonnements observés pendant cette période.
Ayant lui-même compris que le peuple congolais attend de lui des actions de nature à poser les bases du changement politique, sociale et économique réclamé par tous, le Président de la République a décrété que l’année 2020 est une année de l’action. Le peuple a entendu trop de discours, maintenant il attend des actions.
Cette année 2020 est celle où le Président Félix et son gouvernement doivent démontrer aux congolais qu’ils sont à la hauteur des défis politiques, sociaux, économiques et sécuritaires qui se posent au pays. Je peux me permettre de dire que l’avenir politique du Président dépendra de ce qui sera fait au courant de cette année 2020.
Le succès de cette année 2020 ne dépendra plus des discours, mais des actions orientées vers la satisfaction des besoins du peuple congolais. La réussite desdites actions dépendra de la réalisation de certains préalables dont :
La contribution du pouvoir judiciaire est très attendue pour le succès des actions promises par le Président. Il est urgent de remplacer, conformément aux lois, tous les juges et magistrats véreux par des magistrats et juges compétents et intègres.
Avec les animateurs actuels des institutions judicaires, il n’est pas possible d’avoir un appareil judiciaire totalement dissuasif et intègre.
Les personnes qui seront impliquées dans les actions promises par le Président ne peuvent travailler avec sérieux et intégrité que si elles voient que la justice est capable de les inquiéter en cas de dérapage. Sinon, la récréation va continuer.
La réalisation de ces préalables donnera des indications claires sur la volonté du Président de réussir l’année de l’action.
Gardons les yeux ouverts.
A partager avec nos amis.
Kinshasa, le 03 février 2020
Me Jean Claude KATENDE.
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