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Les torchons brûlent entre le média en ligne “ Africa intelligence “ et trois ONGDHs basées en République autour du conflit opposant la société minière MCK de Moïse Katumbi Chapwe et NB Mining et MMG mining. Le site panafricain a accusé HDH, Justicia Asbl et Licoco de partialité dans leurs publications en faveur de l’opposant congolais. Allusion faite au rapport de ces ONGDHs intitulé « Interférences et Trafics d’influence sollicités par la société MMG KINSEVERE Sarl dans le litige l’opposant en Justice à la société MINING COMPANY KATANGA Sarl ».

En retour, ces organisations de défense et promotion des droits de l’homme pensent que “Africa Intelligence” serait courtisane pour publier les articles dans le secteur minier. Dans un communiqué conjoint, ces ONGDHs s’inquiètent de l’article publié par le site panafricain qui accusent les défenseurs des droits de l’homme de rouler pour Moïse Katumbi.

“ Dans ce feuilleton déplorable, Africa Intelligence, parlant des ONG, les qualifie comme les meilleures alliées de Moïse KATUMBI dans ses conflits miniers, non seulement sans en apporter la moindre preuve mais pire encore en s’appuyant justement sur des faits avérés qui ne pourraient en aucun cas laisser indifférent les ONG de promotion et de protection des droits de l’homme.” écrivent-ils.

Dans son article publié le 16 Juillet 2020.” Africa Intelligence, parlant des ONG, les qualifie comme les meilleures alliées de Moïse KATUMBI dans ses conflits miniers, non seulement sans en apporter la moindre preuve mais pire encore en s’appuyant justement sur des faits avérés qui ne pourraient en aucun cas laisser indifférent les ONG de promotion et de protection des droits de l’homme.” rapportent HDH, Justicia SPRL et Licoco

Autre élément fustigé par les Organisations. C’est la “précision des chiffres et données “ qui pousse Africa Intelligence à penser que Moïse Katumbi Chapwe est forcément derrière cette machination.

Ici l’intégralité du communiqué conjoint des trois ONGDHS

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT HDH/JUSTICIA/LICOCO 001/2020 AFRICA INTELLIGENCE SERAIT COURTISANE POUR PUBLIER DES ARTICLES DANS LE SECTEUR MINIER ?

RDC, Lubumbashi, le 25 juillet 2020, nous, organisations non gouvernementales de promotion et de protection des droits de l’homme, Humanisme et Droits Humains, Justicia ASBL et la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption, respectivement en sigle, HDH, JUSTICIA et LICOCO, avons pris connaissance des graves affabulations contenues dans l’article « Les ONG, meilleurs alliées de Moïse KATUMBI dans ses conflits miniers », publié par Africa Intelligence en date du 16 Juillet 2020.

Dans ce feuilleton déplorable, Africa Intelligence, parlant des ONG, les qualifie comme les meilleures alliées de Moïse KATUMBI dans ses conflits miniers, non seulement sans en apporter la moindre preuve mais pire encore en s’appuyant justement sur des faits avérés qui ne pourraient en aucun cas laisser indifférent les ONG de promotion et de protection des droits de l’homme.

En effet, Africa Intelligence rapporte, curieusement sans nous contredire, les faits évoqués ou dénoncés en rapport avec le conflit opposant la société MMG KINSEVERE Sarl à la société MINING COMPANY KATANGA Sarl. Il s’agit notamment de ce qui suit :

- -

La demande de paiement de la somme arrondie par Africa Intelligence à 158.000.000 USD (Dollars Américains Cent cinquante-huit millions) de « manque à gagner » requalifié en « Dommages-intérêts » par Africa Intelligence ; L’ingérence du désormais ancien Ministre de la Justice encore poursuivi par la clameur publique et même par la justice Congolaise. Il sied de relever que le désormais ancien Ministre de la Justice a momentanément trouvé son salut dans la démission qui s’imposait certes au regard de la gravité des faits mais qui n’éteint nullement les poursuites pénales ;

Le rapport des ONG HDH, LICOCO et JUSTICIA ASBL, intitulé « Interférences et Trafics d’influence sollicités par la société MMG KINSEVERE Sarl dans le litige l’opposant en Justice à la société MINING COMPANY KATANGA Sarl ».
S’agissant particulièrement de ce rapport, si on l’a lu avec un minimum d’objectivité, que peut-on raisonnablement reprocher aux ONG qui affirment, d’une part, détenir des preuves documentées et qui, d’autre part, ont même pris la précaution d’écrire préalablement à la société MMG KINSEVERE Sarl, en date du 09 Juin 2020, pour l’informer des faits qui l’impliquaient en l’invitant expressément à donner sa version des faits avant la publication du rapport. Cette dernière n’a jamais daigné donner suite à notre lettre et nous avions compris que l’évidence des faits ne pouvait que recommander le silence très éloquent pour tout observateur avisé.

Et, là où le bât blesse, c’est lorsque on lit dans le feuilleton de Africa Intelligence ce qui suit : « un tel niveau de précision sur le dossier et un tel suivi par les médias font dire à certains observateurs que ces ONG, comme les journalistes, sont alimentés en information par le clan KATUMBI ».
Devons-nous comprendre que Africa Intelligence attendait plutôt de nous un manque de précision et un manque de suivi ? Les qualités seraient alors devenues des vices ?

Africa Intelligence est-elle consciente de la légèreté de pareille assertion qui servirait d’unique prémisse pour déduire que nous serions partisans et alliés de Monsieur Moïse KATUMBI.
C’est à ce point ahurissant qu’il y a lieu de se poser la vraie question qui n’est autre que celle de savoir pour qui roule finalement Africa Intelligence ? Elle se bat pour soutenir quelle cause au point de fermer les yeux devant les évidences. Qu’est-ce qu’il y a d’étrange si on dénonce les faits dont Monsieur Moïse KATUMBI serait victime ? Peut- on nous démontrer que nous ne faisons que ça ou nous dire s’il existerait des quotas des dénonciations dont on peut être bénéficiaire auprès des ONG ?

A la lecture de cet article, peut-on alors dire que Africa Intelligence serait aussi partisane des sociétés MMG KINSERVERE SARL et de NB MINING ainsi que de Monsieur Pascal BEVERAGGI qui sont les seuls cités pour justifier le jugement de valeur sur nos ONG ? Comme les faits, tels que présentés dans le rapport, ne semblent peut-être pas suffisants selon Africa Intelligence pour justifier notre action en tant que ONG de promotion et de protection des droits de l’homme, nous prenons l’option de publier le rapport, régulièrement obtenu, à l’issue de la mission diligentée par Monsieur TUNDA YA KASENDE, le désormais ancien Ministre de la Justice poursuivi en justice pour faux. Peut-être, devrait-on en arriver là pour permettre à Africa Intelligence de réaliser à quel point les pratiques dénoncées sont nuisibles à la justice d’un Etat qui se veut de droit.
Nous espérons que même avec un très léger recul vers la raison, Africa Intelligence ne pourra que comprendre les actions salvatrices menées par les ONG qui ont justement vocation à dénoncer toute pratique qui ne garantit pas le respect des droits garantis aux personnes tant morales que physiques.

Pour terminer, HDH, JUSTICIA et LICOCO exhortent la Justice de la République Démocratique du Congo et toutes autres structures ou institutions tant nationales qu’internationales à tirer toutes les conséquences évidentes du rapport officiel que nous publions et demande à Africa Intelligence de faire respecter sa dénomination choisie certainement pour bénéficier d’une présomption de rationalité sans laquelle on ne peut pas parler d’intelligence.

Le présent communiqué tient lieu de droit de réponse qui sera envoyé à la direction d’Africa Intelligence dont nous attendons des excuses pour leur article qui ne les honore point.
En annexe le rapport de mission de l’Inspecteur Général des services judiciaire et pénitentiaire du 23 mars 2020

Pour HDH
Maître King MUSHILANAMA, Coordonnateur général
Pour JUSTICIA ASBL
Maître Timothée MBUYA, Président National
Pour LICOCO
Ernest MPARARO, Secrétaire Exécutif

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