Le projet Grand Inga, longtemps perçu comme un simple méga-barrage sur le fleuve Congo, prend une tout autre ampleur. La Banque mondiale le redéfinit désormais comme un accélérateur de développement pour la République démocratique du Congo (RDC).
Une annonce officielle a été faite le 20 mai à Kinshasa par Albert Zeufack, directeur des opérations de l’institution pour la RDC et trois autres pays. Devant la presse réunie à l’hôtel Pullman, il a révélé qu’un programme multi-phases, articulé autour de Grand Inga, sera présenté au Conseil d’administration de la Banque mondiale le 3 juin.
Contrairement aux étapes précédentes axées uniquement sur la construction d’Inga 3, cette nouvelle stratégie englobe les infrastructures connexes, la formation locale et le développement régional. Une première tranche de 250 millions de dollars (sur un budget total d’un milliard) sera soumise pour lancer ces investissements.
Parmi les premières actions prévues : un plan de développement local dans le Kongo Central, une académie spécialisée dans les métiers de l’hydroélectricité, et la rénovation des routes desservant le site d’Inga.
Les 750 millions restants financeront un corridor économique entre Boma et Kolwezi, destiné à dynamiser l’agriculture, les mines et les zones industrielles, tout en connectant les régions sud-ouest et nord-ouest du pays.
« Grand Inga doit devenir bien plus qu’un barrage : un véritable tremplin économique pour la RDC », a affirmé Albert Zeufack, insistant sur l’électrification préalable des communautés riveraines.
Si la Banque mondiale approuve le projet, les travaux pourraient démarrer dès le 5 juin. Mais le financement devra d’abord être validé par le Parlement congolais avant la clôture des sessions, prévue le 15 juin.
Avec un potentiel de 40 gigawatts, Grand Inga reste le plus grand gisement hydroélectrique mondial. Cette nouvelle approche pourrait enfin concrétiser un rêve énergétique et économique vieux de 50 ans.
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