En Équateur, les corps calcinés retrouvés dans une mangrove près de la base aérienne de Taura sont bien ceux des quatre mineurs disparus le 8 décembre dernier après avoir été arrêtés par les seize membres d’une patrouille militaire. Le parquet général a confirmé le résultat des tests ADN.
Cette fois, plus d’espoir pour les familles de Steven Medina, 11 ans, Nehemias Arboleda, 15 ans, et des deux frères Ismael et Josué Arroyo de 15 et 14 ans. Sur son compte X, le Parquet Général a confirmé que les corps calcinés retrouvés « correspondent aux trois adolescents et à l'enfant disparus après une opération militaire » le 8 décembre dernier au sud de Guayaquil dans une mangrove.
Quelques minutes avant que les familles ne soient informées le 31 décembre au matin, une centaine de personnes protestaient encore à Guayaquil en criant : « Rendez-les nous vivants ». La confirmation de la mort des quatre mineurs a changé la nature de la manifestation. La colère l’a soudainement emporté sur la douleur alors que le juge Deniss Ugalde a ordonné mardi 31 décembre la détention préventive des seize militaires qui font désormais l’objet d’une enquête pour « disparition forcée », un crime passible de 26 ans de prison.
Trois jours de deuil national
L’Assemblée nationale équatorienne a déclaré trois jours de deuil national et annoncé le lancement d’une procédure de procès politique contre le ministre de la Défense Gian Carlo Loffredo.
Ce dernier continue d’affirmer que les militaires ont relâché les quatre jeunes vivants avant que ces derniers ne soient victimes de la délinquance, une affirmation qui doit encore faire l’objet d’une enquête du parquet.
Avec RFI
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