Procès des militaires FARDC à Kisangani : des acquittements et des peines de mort requis

Militaire FARDC, lors d'un procès à Kisangani


Le tribunal militaire de garnison de Kisangani poursuit l'examen du dossier relatif à la présomption de révolte militaire impliquant des éléments des arrêtés des FARDC à Walikale, dans la province du Nord-Kivu. À l'audience du mercredi 13 mai 2026, le ministère public a demandé l'acquittement de 27 prévenus, estimant que plusieurs procédures engagées contre eux ne reposaient plus sur une base légale suffisante.

Parmi ces militaires, neuf étaient poursuivis pour perte d'armes. Le ministère public a toutefois signalé que leur détention préventive avait largement dépassé les délais prévus par la loi. Dix-huit autres soldats, arrêtés pour des faits qualifiés de « divagation », ont également vu le parquet se déclarer incompétent à leur égard, ouvrant ainsi la voie à leur acquittement.

En revanche, l'organe de la loi a requis la peine de mort contre 57 militaires poursuivis notamment pour révolte militaire, violation des consignes opérationnelles, lâcheté devant l'ennemi et dissipation de munitions. Selon l'accusation, ces soldats auraient quitté leurs positions dans le territoire de Masisi sans autorisation de la hiérarchie militaire.

Le ministère public a également sollicité des peines de dix ans de servitude pénale, assorties de dégradation militaire et, pour certains prévenus, de leur radiation définitive des rangs des FARDC.

Au cours des audiences, plusieurs accusés ont déclaré avoir quitté le front pour rejoindre Walikale, précisément la localité de Ngowa, afin de réclamer le paiement de leurs soldes, des primes de guerre ainsi qu'un meilleur approvisionnement en rations alimentaires. Certains ont affirmé cumuler jusqu'à huit mois sans rémunération régulière, dans un contexte marqué par la pression des opérations militaires dans l'Est de la RDC.

Powered by Froala Editor




leave a reply

For post a comment you need to login your account. Login Now

Comments