À l'occasion de l’ouverture officielle des travaux de la 20ᵉ édition du dialogue national appelé « Umushyikirano » ce 5 février 2026, le président rwandais Paul Kagame a fermement nié toute implication de Kigali dans le conflit à l'est de la RDC, imputant les tensions à la présence des rebelles des FDLR. Il a rejeté les accusations de pillage des minerais et qualifié la guerre de « provoquée » par Kinshasa, affirmant que le M23 est une émanation de la crise congolaise et non sa cause.
Le président rwandais a fait savoir que cette guerre secouant la partie Est de la RDC n’a pas été déclenchée par le Rwanda, ni n’a commencé à partir du Rwanda.
« À propos de cette guerre en RDC, nous l’avons dit plusieurs fois à diverses personnes qui connaissent la vérité et qui ne la nient pas, mais elles préfèrent toujours mettre cela de côté et passer à autre chose. La guerre en RDC n’a pas été déclenchée par le Rwanda, ni n’a commencé à partir du Rwanda. Tout le monde le sait. Vous connaissez l’endroit d’où la guerre est partie, je ne vais pas le répéter, je l’ai déjà dit plusieurs fois. », a-t-il déclaré.
L'épineuse question des FDLR
Paul Kagame a, par ailleurs indiqué que le problème que le Rwanda a avec la RDC concerne principalement les FDLR qui y sont présents, ainsi que l’idéologie génocidaire.
« Et chaque fois, ces FDLR pointent du doigt le Rwanda en disant : Nous venons, nous venons vous faire encore ce que nous avions fait dans le passé. » Mais voilà, on dit que nous sommes en RDC pour chercher les minerais. On prétend que c’est la cause de notre conflit avec la RDC. On affirme aussi que nous sommes un petit pays et que nous voulons aller en RDC pour prendre des territoires et étendre notre pays. », a déclaré Paul Kagame.
Tout en réfutant les accusations selon lesquelles, son pays déstabilise l'est de la RDC pour piller ses ressources minérales.
« Si nous étions vraiment en RDC pour les minerais, je peux vous dire que le Rwanda serait cent fois plus riche que ce que nous sommes aujourd’hui. », Paul Kagame.
Les FDLR, la menace moins négligée par Kigali
En outre, le président rwandais a indirectement insinué que les FDLR restent une menace prise au sérieux par son gouvernement, tout en faisant savoir que maintes fois, il a rencontré les ambassadeurs de différents pays, au Rwanda ou à l’étranger, ainsi que des ministres de divers pays, et en partant de la question de la RDC, l’une des questions qu’ils posent souvent est celle du nombre d’Interahamwe/FDLR présents en RDC.
« C’est une manière de dire que vous en faites un grand problème, alors que cela ne l’est pas. D’autres disent que certains d’entre eux ont presque 90 ans. Je leur réponds : si vous dites qu’ils ont 90 ans, cela signifie qu’ils sont là. Aussi, avec 90 ans, si vous avez des enfants que vous avez formés et à qui vous avez inculqué cette idéologie, et qu’ils finissent par devenir miliciens ou combattants au sein des FDLR, comment, dans ce cas, avoir 90 ans devient-il insignifiant ? », Paul Kagame.
Enfin, il a indiqué que ''le Congo doit assumer ses responsabilités et ne doit pas les transférer à d'autres qui ne sont pas responsables du Congo... ''Si vous vous attaquez aux causes profondes et attribuez les responsabilités à qui de droit, je pense que ce problème peut être résolu. Le problème du Congo doit être considéré dans sa globalité” Paul Kagame
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