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L'ex rébellion du M23 s'est prononcée pour la première fois depuis sa réapparition dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo. Dans un communiqué consulté par election-net-com ce jeudi 23 Juillet 2020, ce mouvement évoque certaines accusations sur le service national de renseignement de la République Démocratique du Congo.

Bertrand Bisimwa, président de ce mouvement qui a signé ce communiqué, précise que certaines organisations non gouvernementales ont été utilisées par l'ANR dans l'objectif de saper le processus de paix et de maintenir leurs moyens de subsistance, ce qui représente l'instabilité à l'Est du pays.

''Nous dénonçons les pratiques d'une autre époque utilisées par les services de renseignement congolais'', a t-il indiqué.

Cependant, indique t-il, ces pratiques consistent à diffuser de fausses informations dans l'opinion publique à travers des ONG par certaines personnes se présentant soient comme victimes d'un conflit, soit comme de simples informateurs pour fournir à ces ONG les informations dites crédibles qui ne nécessitent aucune vérification.

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Ainsi, il demande à ces ONG d'user de la prudence face à ce qu'il qualifie de manipulation qui ''les a désillusionner et qui se nourrissent de leur désinvolture à traiter des informations d'une telle ampleur, elles doivent étendre leurs investigations au-delà des simples témoignages pour les confronter aux réalités du terrain'', demande t-il.

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Et, ce pour éviter de se mettre au service d'une stratégie de perpétuation des conflits conçue par les mêmes personnes qui tirent leurs dividendes du sang des Congolais, ce leader du M23 a rappelé qu'en 2014, les services de renseignement ont tenté de ''recruter certains ex-combattants du M23, par l'intermédiaire de quelques hommes d'affaires congolais, d'abord pour les attirer sur le territoire de Beni, puis de les faire arrêter par les FARDC et enfin de compte pour les présenter à la presse pour renforcer la thèse de l'implication du M23 dans les massacres de Beni''

En deuxième lieu, il révèle qu'en 2016, les services de l'ANR ont fabriqué des cartes d'électeur pour certaines personnes qu'ils voulaient faire passer comme anciens combattants du M23 qui se préparaient à attaquer le Burundi depuis Uvira.

Et enfin, entre 2017 et 2018, Bertrand Bisimwa souligne que ces services ont procédé à un recrutement clandestin d'un certain nombre de nos ex-combattants confinés au Rwanda pour une cause ignorée par lui même..

''Plus récemment, ils ont créer des rumeurs sur une implication présumée de certains chefs militaires de notre Mouvement du M23 dans le conflit de Minembwe. Et comme si cela ne suffisait pas, leur laboratoire ou usine est en train de tourner en plein régime pour produire encore aujourd'hui une autre baliverne pour l'Ituri'', a t-il indiqué.

Enfin, le Mouvement M23 appelle à l'attention particulière du chef de l'Etat pour organiser avec leur direction, le rapatriement de tous les ex-combattants de ce mouvement confinés au Rwanda et en Ouganda et la mise en œuvre rapide des engagements pris en Nairobi afin de contrecarrer les manœuvres qu'il juge de sordides de ces services de renseignement congolais. Et, afin de compte pour libérer le processus de pacification de l'Est du pays.

Prince Bagheni, à Goma

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