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Dans la visée de prévenir les violences conjugales et celles basées sur le genre au sein de la communauté, le Programme d'Appui aux Initiatives Féminines (PAIF) en sigle a été dans une table ronde ce mardi 10 août 2022 à Goma au Nord-Kivu.

Cette formation était à l'intention des femmes, jeunes filles, quelques cadres de base et certaines autorités de la police nationale congolaise (PNC).

Marius Bamporiki, chargé de projet see far au sein de PAIF, a souligné à election-net-com qu'à travers les structures de base mises sur pied dans les années précédentes dont les clubs des jeunes, il a été prouvé qu'une fréquence des cas de violences conjugales au sein du quartier Ndosho à l'Ouest de la ville de Goma est déjà accélérée.

''Nous avons travaillé aujourd'hui avec les cadres de base, les autorités locales y compris les jeunes filles comme garçon, les parents homme comme femme pour essayer d'échanger au tour d'une table, les causes, conséquences et quelle position on peut prendre pour diminuer ce fléau qui continue à gangréner ou à tuer notre communauté'', a-t-il déclaré à election-net-com.

Il a, par ailleurs, souligné que l'organisation PAIF accompagne sur divers plans les victimes des violences conjugales. Et ce, dans l'objectif de palier tant soit peu cette situation.

''Nous sommes là pour accompagner les victimes, c'est-à-dire les gens qui nous viennent avec les problèmes de violences conjugales à travers une prise en charge holistique. C'est-à-dire nous commençons par une prise en charge psychosociale qui est accompagnée par une prise en charge médicale s'il y a besoin des soins physiques. Au delà de ça, nous avons une prise en charge économique dans le cadre de la réinsertion sociale et économique de la victime, nous avons aussi une assistance scolaire et professionnelle pour les victimes qui souhaitent reprendre leur vie scolaire'', a-t-il expliqué.

Enfin, Marius Bamporiki a demandé à l'opinion d'être sensible au problème lié aux violences conjugales, avoir toujours la culture de dénoncer, car estime t-il, du moment que la situation s'aggrave, des conséquences deviennent innombrables.

Nabazezage Mwamini une des participantes à cette table ronde a souligné à election-net-com qu'elle a été satisfaite d'avoir appris plus sur les violences tout en promettant qu'elle n'hésitera pas à dénoncer chaque fois qu'il y aura un cas dans son milieu de vie.

Notez que les violences contre les femmes sont un fléau mondial : une femme sur trois subit des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. Mais le taux de violences conjugales est 34 % plus élevé dans les pays touchés par un conflit que dans les pays en paix. Et comme au cours des trois dernières décennies les conflits violents ont atteint des niveaux historiques, les femmes et les enfants en subissent les effets de plein fouet et pendant longtemps. L’ONU fait état d’une montée des violences contre les femmes dans plusieurs pays depuis le début de la pandémie de la Covid-19, en particulier en ce qui concerne les violences domestiques.

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