Goma, côté ouest sur la route qui mène vers Saké. Ph ENET © Prince Bagheni
Des activités socio-économiques ont tourné au ralenti, lundi 4 septembre, à Goma au Nord-Kivu, et ce suite à l'appel qu'ont lancé des mouvements citoyens demandant la population à observer une journée ville-morte.
À travers leur initiative, ces organisations ont voulu dénoncer la répression sanglante de la manifestation de la secte Wazalendo par les FARDC, mercredi 30 août 2023.
Suite à cet appel, la rentrée scolaire n’a pas été effective ce lundi dans la capitale du Nord-Kivu. Et ce, par ce qu'aucun parent n’a envoyé son enfant à l’école.
Des banques, boutiques et autres activités commerciales n’ont pas ouvert alors que des groupuscules d’habitants ont été observés devant leurs commerces.
Quelques coups de sommation ont également été entendus dans les quartiers chaud au Nord-Ouest de la ville tandis qu’au centre-ville la situation était relativement calme, indique la radio Okapi.
Dans la matinée, les agents de l’ordre étaient en train de dégager ces barricades pour faciliter la circulation des motos et voitures.
Jusque-là aucun incident majeur n’a été signalé, on espère que cet après midi quelques activités pourraient reprendre.
La tension n’a pas baissé au sein de la population depuis les évènements du 30 août dernier, lors de la répression sanglante des adeptes de Wazalendo au quartier Nyabushongo\Kiziba2.
Depuis lors des voix s’élèvent pour dénoncer l’usage excessif de la force par les services de sécurité mais surtout la population demande que justice soit faite et que les auteurs de ces actes soient déférés devant la justice.
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