img

Actualités

Deux leaders des groupes rebelles actifs dans le Nord-Kivu, Kakule Masivi Jérôme de l'AFRC et Bikikoliko Mingenya Gassero de l'UPDC qui se sont rendus aux forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), il y a peu, menacent de regagner la Brousse. Et, cela parce qu'ils se disent ne pas voir le signe qui démontre l'engagement des autorités de la RDC dans la recherche de la pacification du pays et particulièrement dans la partie Est.

Dans une déclaration lue devant la presse ce dimanche 5 juillet 2020, ceux-ci ont indiqué que depuis leur arrivée dans le site de transit de Mubambiro, au Nord-Kivu, une certaine méfiance observée chez les autorités congolaises.

''Et pourtant, il nous avait été dit par les sensibilisateurs que le processus avait déjà commencé et qu'il y aura une prise en charge du gouvernement, aujourd'hui ça fait six mois jour pour jour que nous sommes là sans assistance sérieuse ni un programme d'évacuation, non plus de Démobilisation'', regrettent-ils

Cependant, ils estiment que tout est bien planifié par les décideurs pour qu'ils puissent retourner dans la brousse afin de renouer leurs anciennes activités qualifiées de ''Belliqueuses''

Par ailleurs, ces chefs rebelles ont demandé au chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi, à faire un pas en arrière dans l'histoire de la RDC, dans sa partie Est, caractérisée par des guerres nourries par les groupes armés, le cas du CNDP, RCD, M23, ADF et d'autres groupes armés en gestation dans certains coins du pays'', précisent-ils.

''Il est temps Monsieur le président de la République de répondre d'une manière urgente aux besoins des Ex-combattants afin d'encourager les autres groupes armés qui traînent encore dans la brousse de se rendre mais qui craignent le mauvais encadrement dont nous sommes victimes aujourd'hui'', ont-ils demandé.

Considérant inacceptable ce traitement, ils indiquent qu'il est temps que cette question des groupes armés qui gangrène le pays et devenue un moyen de tracasseries des populations et d'enrichissement illicite soit prise en main.

Un certain nombre de demandes a été exprimé, entre autres: rendre opérationnel et viable le site de transit de Mubambiro, d'accélérer le processus de démobilisation et de Réinsertion des enfants et les adultes qui ne sont pas éligibles dans l'armée et enfin évacuer vers les centres de formation militaire et policières pour tous ceux qui veulent servir sous le drapeau.

Prince Bagheni, à Goma

About Author

leave a comment

Powered by Google TranslateTranslate