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Au total, 23 organisations des jeunes de la société civile ont dans une déclaration dénoncé ce samedi 5 Mars 2022, des arrestations jugées « injustes » des activistes, artistes, acteurs politiques et des certains députés, depuis l’instauration de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri.

Comme un seul homme ces organisations condamnent d’abord l’arrestation des 4 leaders des jeunes de la Jeunesse Mondiale Francophones « JMF » pour avoir co-organisé un forum national des jeunes pour la Paix à Beni et d’y avoir dénoncé certaines autorités militaires, 2 à Beni, 1 à Kisangani et 1 à Lubumbashi.

« Plusieurs cas de violation des droits de l’homme sur la paisible population sont visibles dans les provinces précitées, il y a la chasse à l’homme de tous les jeunes ayant participé dans certains Forums nationaux sur la Paix à l’Est », peut-on lire dans cette déclaration

Par ailleurs, ces organisations ont souligné que cette situation est aggravée par la poursuite des massacres et une insécurité permanente dans toutes les grandes villes du pays, fait le lit d’une instabilité qui risque de ramener la population plusieurs années en arrière.

A cet effet, ces leaders des associations et mouvements des Jeunes de la RDC, condamnent la poursuite des massacres de la paisible population par les rebelles ADF Nalu, FDLR et d’autres miliciens locaux. Et l’arrestation, détention « arbitraire, injuste et illégale » de trois honorables députés provinciaux dont un à Bunia et deux à Goma pour avoir juste émis des opinions critiques face à l’état de siège.

En outre, ces organisations dénoncent l’arrestation des deux jeunes des mouvements citoyens Lutte pour le changement « LUCHA » et Veranda Mutsanga à Beni et Goma ; le Chanteur IDENGO à Beni, tout en déplorant la lenteur dans le traitement des dossiers par la justice militaire qui avait remplacé les tribunaux civils dans les Provinces sous état de siège et une Forte tracasserie policière sur la paisible population.

Exil Obligé

Il a été souligné dans cette déclaration que plusieurs jeunes leaders particulièrement ceux de la Lutte pour le Changement, Veranda Mutsanga et la Jeunesse Mondiale Francophone dont la plupart sont obligés de vivre en clandestinité ou simplement s’exiler dans des pays étrangers .

Tout en compatissant avec les populations qui subissent des massacres, des atrocités, la famine, les arrestations arbitraires, la chasse à l’homme, autres injustices et par le souci de préserver, consolider et accompagner les efforts de la restauration de la Paix dans notre Pays, ces organisations ont émis certaines recommandations, entre autres :

A l’Assemblée Nationale de lever l’état de siège qui a démontré ses limites en vue de permettre aux autorités militaires de se focaliser sur la sécurité et la restauration de la Paix et laisser la gestion des dossiers administratifs et socio-économiques aux gouvernements provinciaux civiles ; au gouvernement central de doter des moyens conséquents à l’Armée pour en finir une fois pour toute avec les groupes armés au pays.

Enfin, il a été demandé à la justice militaire procède à la libération sans conditions des honorables députés provinciaux, les leaders des jeunes des mouvements citoyens Lutte pour le Changement, Veranda Mutsanga, l’Asbl Jeunesse Mondiale Francophone, tous arrêtés « injustement » et à l’Armée (FARDC) et les autres services de sécurité de cesser les tracasseries, la chasse à l’homme aux leaders des jeunes et d’opinion et de se limiter qu’à leur mission primaire de la défense du territoire national et de la protection des populations.

« Que la Monusco joue réellement son rôle primaire de protection des civiles et apporte un appui substantiel (finances, équipements, formation…) à notre gouvernement pour lutter efficacement contre les terroristes et les groupes armés », chute le communiqué

Prince Bagheni, à Goma

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