Le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, fait face à un phénomène inquiétant : de plus en plus d'enfants enrôlés dans des groupes armés et formeraient désormais leurs propres milices, a alerté ce week-end l'ONG locale Solidarité pour la Promotion d'Actions au Développement (SOPROAD).
Selon les chiffres communiqués par Jean-Pierre Kakule Kavaketi, coordinateur de la SOPROAD, 584 enfants seraient aujourd'hui associés à des groupes armés dans la région. Parmi eux, 111 auraient pris l'initiative de constituer leurs propres factions armées dans plusieurs villages.
Le coordonnateur de SOPROAD pointe du doigt les facteurs qui freinent la sortie des enfants des groupes armés :
« Ce qui bloque la sortie de ces enfants des forces et groupes armés, c'est notamment le faible engagement des responsables de ces groupes, mais aussi le manque d'actions concrètes de la part des agences de protection de l'enfant et des membres du sous-groupe de protection. »
Pour tenter d'inverser la tendance, SOPROAD appelle à renforcer les campagnes de sensibilisation auprès des communautés et des enfants eux-mêmes.
« Il faudrait renforcer la sensibilisation aussi bien auprès des responsables de groupes armés qu'auprès des enfants, et renforcer les messages de rétention au sein des communautés pour casser le circuit de recrutement. Si cela était renforcé, cela pourrait réduire la présence des enfants dans les groupes armés », conclut-il.
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