Les groupes armés Nduma Defense of Congo Rénové (NDC-Rénové) de Guidon SHIMIRAY et le Front Patriotique pour la Paix/Armée du Peuple (FPP/AP) de Kabido se sont affrontés la nuit du 08 mars, à ce 9 mars à Bukumbirwa, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu.
Selon le député provincial Prince Kihangi qui livre cette information à Election-net.com, les conséquences de ces affrontements sont inévitables, entre autre la fermeture des portes des écoles ''car les enseignants et les élèves sont éparpillés''
Mais également, des cas de violation des droits de l’homme sont déjà rapportés ainsi que le vol des biens des citoyens.
Cependant, cet élu de Walikale a souligné que peu à peu, ce village se vide de ses habitants dont certains se dirigent vers Buleusa, dans la brousse et d’autres encore dans le sud du territoire de Lubero.
Ainsi, il a demandé aux Forces Armées de la République de bien vouloir se déployer dans cette région en proie à la menace des groupes armés pour faire cesser ces hostilités, restaurer l’autorité de l’Etat et assurer définitivement la sécurité de nos compatriotes exposés quotidiennement à la mort et à des violations des droits.
En outre, il a invité la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC (MONUSCO) à ne pas garder silence face à cette situation, et à exécuter sans atermoiement sa mission de protection des populations civiles dans la région.
Enfin, il a demandé aux deux groupes armés NDC-Rénové et FPP/AP d’arrêter immédiatement et sans aucune condition ces hostilités afin de permettre aux déplacés de retourner dans leurs milieux respectifs et aux élèves de ne pas rater cette année scolaire qui connait déjà d’énormes retards.
En rappel, dans la nuit du 30 décembre 2020, les groupes armés Nduma Defense of Congo Rénové (NDC-Rénové) de Guidon SHIMIRAY et le Front Patriotique pour la Paix/Armée du Peuple (FPP/AP) de Kabido s'étaient encore affrontés dans le Groupement IKOBO, secteur des Wanyanga en Territoire de WALIKALE ; lesquels affrontements ont contraint les habitants de 14 villages à quitter leurs maisons.
Prince Bagheni, à Goma
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