Le rapport de la Bridge Way Foundation (BWF) résumant les activités malsaines de l'État islamique a été présenté à la presse ce samedi 13 février 2021 à Goma au Nord-Kivu.
Un des chercheurs de la Bridge Way Foundation, qui a préféré garder l'anonymat, a souligné que les ADF reconnus dernièrement comme un État islamique en république démocratique du Congo par les Nations-Unies, ne recrutent presque pas dans leur mouvement des congolais. Et ce, parce que, selon lui, les congolais ne sont pas convertis (n'ont pas l'idéologie musulmane) et la plupart se lassent vite.
''Il y a des congolais qui collaborent avec ce mouvement, mais ils sont moins nombreux. Ce mouvement ne recrute presque pas des congolais. Il n'y a que des sujets étrangers et le leadership à l'Est est en train de les mains des ougandais'', a-t-il indiqué.
Cependant, ce chercheur a précisé qu'aucune preuve n'est présente pour affirmer que des officiers FARDC ou la MONUSCO sont complices ou collaborent avec le groupe islamique à Beni, au Nord-Kivu.
Provenance du financement de ce mouvement
Selon ce rapport, l'argent que Daesh envoie sert au recrutement des combattants qui viennent des pays étrangers dont les principaux sont l'Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda, le Kenya, la Somalie, l'Afrique du Sud, la Turquie et enfin Londres.
Le mouvement se répand dans l'Est de la RDC
Des petites cellules de ce mouvement sont présentement installées à tanganyika, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, notamment en ville de Goma où il existe une cellule dormante et dans la province de l'Ituri.
Ce chercheur a fait savoir que toutes ces cellules sont en collaboration.
Il sied de noter que le fait de reconnaître ce mouvement terroriste à l'Est de la RDC par les États-Unis comme un État islamique pourrait affaiblir ce mouvement. Et ce, par ce que des sanctions contre les responsables de l'État islamique ont été annoncées et les transactions financières ont été interdites.
Prince Bagheni, à Goma
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