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Patrick Muyaya ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement congolais. Ph de tiers

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo n'a pas tardé à réagir face aux nouvelles révélations d'experts de l'ONU sur le soutien qu'apporte le Rwanda au mouvement rebelle du M23.

Patrick Muyaya, ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement de la RDC a, lors d'une interview accordée à RFI ce jeudi 4 août, indiqué que les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU devraient en tirer les conséquences.

"Nous le disions depuis des mois, on ne nous croyait pas, mais tout le monde savait que c'est un secret de polichinelle.  Maintenant que le groupe d'experts a rendu formellement son rapport et qu'il est établi que l'armée rwandaise a opéré en République Démocratique du Congo dans sa stratégie d'évasion et d'agression, nous espérons que les pays membres de conseil de sécurité de l'ONU tireront  les conséquences de ce rapport, condamneront cette attitude du Rwanda et seront en mesure de s'impliquer plus activement pour le retour d'une paix durable à l'est de la RDC", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Par ailleurs, Patrick Muyaya a indiqué que, suite à ce rapport, la Monusco devrait changer son comportement, dire les choses comme telles et non les dissimuler.

"Il est évident que la Monusco, ici en RDC, est passée par des moments plus difficiles, avec nous d'ailleurs, avec des différentes manifestations qui ont aussi eu lieu parce-que, la Monusco, ici à Kinshasa, n'était pas en mesure, semble-t-il, de dire ouvertement que le Rwanda opérait dériere le M23. Je pense que maintenant que cette vérité est dite, elle va changer des comportements et qu'on tirera les conséquences qu'il faut pour mettre fin à cette situation belliqueuse du Rwanda", a expliqué le ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement congolais.

Notez que selon ce rapport d'experts de l'ONU dévoilé à l'AFP, "le Rwanda soutiendrait bien les rebelles du M23, un groupe armé très actif dans l’est de la République Démocratique du Congo. Selon cette enquête transmise au Conseil de sécurité, l’armée rwandaise aurait bien été présente et serait bien intervenue sur le sol congolais ces derniers mois, contre des mouvements armés, mais également en soutien d’autres groupes comme le M23". 

D’après les experts onusiens, l’armée rwandaise a « lancé des interventions militaires contre des groupes armés congolais et des positions des forces armées congolaises », et ce, depuis novembre 2021.

"Les enquêteurs révèlent que Kigali a fourni des renforts de troupes au M23 pour des opérations spécifiques, notamment pour s'emparer de villes et zones stratégiques", révèle le rapport.

Et d'ajouter :

"La prise, le 13 juin, par les rebelles, de la localité de Bunagana, dans le Nord-Kivu, est citée en exemple. Les experts ont rassemblé des images de drones, des vidéos et photos amateurs et des témoignages. Ces éléments révèlent de grandes colonnes de plusieurs centaines d’hommes près des frontières de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda, se déplaçant avec des uniformes similaires à ceux des Rwandais".

Deux semaines avant l’attaque sur Bunagana, la base congolaise de Rumangabo était sous les tirs d’obus et d’armes automatiques.

 « Le M23 et les soldats rwandais ont conjointement attaqué », affirment les enquêteurs, ajoutant que des colonnes rwandaises de 900 à 1000 hommes ont coupé la RN12 pendant des jours et attaqué, puis délogé les FARDC de leurs positions.

"Enfin, le rapport pointe des opérations, fin mai et début juin, sur le sol congolais, de 300 militaires rwandais contre les mouvements FDLR et CMC/FDP. En bref, cette enquête va totalement à l’encontre de la position officielle du Rwanda, qui a toujours nié la présence de ses soldats dans l’est du Congo".

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