Alors que les combats s’intensifient dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une source proche des négociations citée par Reuters révèle que le Qatar a soumis une proposition de paix inédite aux autorités congolaises et aux rebelles du M23, soutenus par le Rwanda. Mais derrière les déclarations optimistes, des doutes persistent.
Depuis des mois, le Qatar joue les médiateurs à Doha, avec le soutien des États-Unis et de plusieurs pays africains. En mars, une rencontre surprise entre les présidents congolais Félix Tshisekedi et rwandais Paul Kagame avait suscité l’espoir d’un cessez-le-feu. Pourtant, sur le terrain, les avancées restent fragiles.
Un membre anonyme de la délégation du M23 affirme que le projet présenté "ne reflète pas leurs propositions" et pencherait en faveur de Kinshasa, rapporte Reuters. De leur côté, les autorités congolaises conditionnent tout accord au retrait des troupes rwandaises et de leurs "proxies" (une allusion claire au M23), ajoute Reuters.
Pendant ce temps, Washington pousse activement pour un accord avant l’été, avec en ligne de mire les richesses minières de la région (or, cobalt, cuivre, lithium…). Un conseiller de Trump a confirmé des discussions sur d’éventuels investissements massifs, mais Kinshasa reste inflexible : pas de coopération économique sans paix militaire.
Par contre, le Rwanda nie toujours son implication aux côtés du M23, invoquant la légitime défense contre des milices hutus liés au génocide de 1994. Un conflit aux racines profondes, où chaque mot compte.
À en croire la même source, les délégations ont quitté Doha pour consulter leurs dirigeants. La paix est-elle vraiment en marche, ou s’agit-il d’une nouvelle illusion diplomatique ?
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