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Le Dialogue entre femmes africaines pour la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs s’est tenu du 14 au 18 octobre 2025 à Windhoek, en Namibie, sous la facilitation de l’Union africaine et avec l’appui d’ONU Femmes, de la MONUSCO, de la GIZ et d’autres partenaires. Cette rencontre marquait le 25ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les Femmes, la Paix et la Sécurité. Elle a réuni des femmes leaders de plusieurs pays africains, déterminées à renforcer la solidarité régionale et à promouvoir une paix durable.
Une rencontre sous le signe de la solidarité féminine africaine
Ouvert par Docteur Netumbo Nandi-Ndaitwah, Présidente de la République de Namibie, le dialogue a été conduit par Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine, et Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne vice-présidente de l’Ouganda. Les échanges ont porté sur le rôle des femmes dans la prévention et la résolution pacifique des conflits, la réponse humanitaire dans les zones de guerre et les opportunités économiques pour les femmes, notamment en RDC et au Sahel.

Isabelle Pendeza relaie le plaidoyer des femmes congolaises pour une paix juste et durable
Le Collectif des Associations Féminines pour le Développement (CAFED), représenté par sa présidente Isabelle Pendeza, a pris part à cette rencontre au sein de la délégation congolaise, composée de neuf femmes leaders issues de différentes organisations féminines de la RDC et de la synergie des femmes,paix et sécurité. Ces femmes ont plaidé en faveur du retour de la paix et de la cohésion sociale dans l’Est de la RDC, tout en appelant à une prise en compte effective des besoins spécifiques des femmes déplacées et réfugiées :
« Les femmes congolaises ont rappelé qu’aucun accord de paix ne peut aboutir sans leur participation réelle, car elles représentent plus de la moitié de la population. Nous portons les voix des enfants, des veuves, des déplacés et des oubliés. La paix ne doit pas être un simple cessez-le-feu, mais un changement tangible dans la vie des populations : un accès à la terre, à l’école, aux soins de santé et à la justice et le développement . Nous appelons les États-Unis, le Qatar, l’Union africaine, la SADC et tous les partenaires internationaux à soutenir des processus centrés sur l’humain, plutôt que sur les seuls intérêts géopolitiques et économiques », explique Isabelle Pendeza.

Les femmes congolaises ont egalement plaidé pour un rapprochement durable entre les femmes de la RDC et du Rwanda, proposant des programmes conjoints pour prévenir les conflits, promouvoir une économie de paix et lutter contre les discours de haine.
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