Au Nigeria, la tension est vive. A l’origine, depuis dix jours un couvre-feu est décrété dans ce pays ; ce que ne veulent pas entendre certaines populations qui sont descendues dans la rue pour étaler leur colère noire.
Parmi les manifestations qui avaient choisi de braver ce décret ont été brutalement dispersés par la police dans la soirée. L'ONG Amnesty évoque plusieurs morts.
Un mardi noir au Nigeria : des manifestants ont déversé leur colère dans la rue. Au départ, le mouvement de la jeunesse voulait battre le macadam de façon pacifique.
Conséquence, les choses ont totalement dégénéré avec le drapeau nigérian taché de sang.
Une image qui restera dans la journée de ce mardi. Les forces de l’ordre n’ont laissé aucune chance aux manifestants. Certains jeunes en ont profité pour faire leur sale besogne en pillant ou cassant même certains magasins ; d’autres ont détruit des véhicules. Le bilan est lourd.
On évoque des blessés et des morts dans plusieurs localités du pays. Lundi, ils ont forcé les portes d’une prison de l’état d’Edo. Plusieurs commissariats ont également été attaqués et vandalisés à Lagos, Ibadan, et Benin City. Des heurts intercommunautaires ont également éclatés à Abuja.
A en croire, certains observateurs, ces jeunes sont payés par les autorités pour semer le trouble et justifier l’intervention des forces de sécurité.
A cause des violences survenues dans ce pays, les autorités nigérianes ont pris des mesures pour ramener le pays dans le calme. Dans la mégalopole, un couvre-feu de 24 heures a été décrété.
L’Amnesty International crie au scandale et évoque des morts.
Mapote Gaye
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