Manifestation sanglante à Goma : début du procès en flagrance

Procès en flagrance des manifestants Wazalendo à Goma


Tel qu'annoncé par le gouvernement Congolais, le procès en flagrance des manifestants qui pour la plupart sont des adeptes de la secte Wazalendo a débuté ce vendredi 1 août 2023 au stade de l'unité de Goma par l’Auditorat Militaire Garnison de Goma

Cette audience en flagrance des Wazalendo arrêtés lors de la manifestation sanglante observée la journée du mercredi reste une réponse à une demande pressante exprimée par des organisations nationales et internationales dont Human Rights Watch.

Ces 158 personnes arrêtées en pleine manifestation le mercredi dernier, sont notamment poursuivies pour participation à un mouvement insurrectionnel et association des malfaiteurs.

Le gouvernement Congolais a présenté un bilan de 43 morts dont un policier, 56 blessés et 158 arrestations lors de cette manifestation.

Appel à des sanctions

Dans son nouveau communiqué, l'organisation Human Rights Watch dit avoir authentifié deux vidéos montrant des soldats congolais d'une unité d'élite jetant des corps à l'arrière d'un camion. Et précise que la plupart des corps sont conservés à la morgue d'un hôpital militaire, où les membres des familles des victimes se voient refuser l’accès. 

Outre les victimes parmi les manifestants, un policier a été lapidé à mort, selon les forces de sécurité.

« Les forces militaires congolaises semblent avoir tiré sur la foule pour empêcher une manifestation, une manière extrêmement brutale et illégale de faire respecter une interdiction », a déclaré Thomas Fessy, chercheur principal sur la RD Congo à Human Rights Watch. 

« Depuis deux ans, les autorités militaires utilisent l'état de siège dans la province du Nord-Kivu pour réprimer brutalement les libertés fondamentales. »

Enfin, Human Rights Watch a indiqué que les autorités devraient immédiatement permettre aux membres des familles d'accéder aux victimes. Tout en émettant son vœu celui de voir les autorités militaires étant à la base de ce drame, être suspendues.

''Les hauts responsables militaires qui ont ordonné le recours à une force meurtrière illégale devraient être suspendus, faire l'objet d'une enquête et répondre de leurs actes dans le cadre de procès publics et équitables'', chute Human Rights Watch.

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