Maître Stéphane Kamundala, président de la SOCIMA/photo Isaac K.
La société civile forces vives du Maniema exprime des craintes quant à l'achèvement normal dans cette province, du programme de développement local des 145 territoires de la RDC, initié par le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
C'est le président de cette structure citoyenne qui l'a dit dans une interview accordée à la presse, dont election-net.com ce mardi 07 mars, à l'issue de l'atelier d'identification et de confirmation des axes routiers , ouvrages d'art et de partage d'informations sur les sites de construction des infrastructures de génie civil, électrique et hydraulique, organisés dans le cadre de ce programme, par le Programme de Nations Unies au développement (PNUD), agence retenue pour son exécution dans cette partie de la RDC.
Stéphane Kamundala reste dubitatif en dépit des assurances données par le PNUD qui annonce pour ce mois de mars courant, le début d'exécution des travaux dudit programme.
"(...) Nous venons de déterminer les axes par territoire qui doivent être pris en priorité pour les travaux de réhabilitation. On nous a dit que l'argent est disponible, le personnel est disponible, nous attendons, nous leurs accordons un temps pour observer ce qui va se passer, si ce n'est pas du mensonge, si ce n'est pas de la démagogie. Mais à les voir et à les entendre parler, c'est comme si les choses sont prises au sérieux, mais comme société civile, le moment viendra où on va passer à l'évaluation et à l'appréciation de tout ce qu'on est venu de faire ici. les gens viennent sans parachever les travaux, de les voir parce que nous sommes dans une année électorale, et qu'il faut précipiter,accélérer les choses pour des fins électoralistes, et qu'après les élections, que les projets cessent", a déclaré Stéphane Kamundala, président de la société civile forces vives du Maniema.
À la question de savoir ce que pense la société civile forces vives du Maniema quant au message lâché par le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en conférence de presse samedi 04 mars avec son homologue français Emmanuel Macron, indiquant que les différents travaux en L'exécution pourrait être arrêtée si la guerre qui se vit dans le Nord-Kivu se poursuivait, Stéphane Kamundala indique que ce message rejoint sa crainte.
"(...) Ça rejoint ma crainte parce qu'après avoir eu l'information du président de la République, et les voir venir promettre de commencer les travaux, ça devient deux choses paradoxales, et comme ça devient paradoxales, rien ne nous rassure que ça va être fait. Cela a encore rejoint la position de la société civile en ce que, nous avons posé la question de savoir est-ce que l'argent de ces projets se trouve déjà remis entre vos mains, vous les membres du PNUD ou bien, ça se trouve encore entre les mains du gouvernement central ? Parce que si c'est entre les mains du PNUD, il est difficile si pas impossible pour le gouvernement central quelque soit les besoins et nécessités, de reprendre cet argent. Mais si l'argent se trouve encore dans la caisse principale ou centrale de l'État,ce qui veut dire que le reste des activités dont on promet l'exécution bientôt, reste hypothèque", at-il dit.
Pour ce faire, la société civile formule des recommandations à différents niveaux dont au président de la République.
" C'est une bonne idée de passer par le programme de développement local, c'est une très bonne chose qui peut désenclaver le Maniema principalement. C'est une bonne chose si ça s'exécutait tel que prévu. Voilà pourquoi la société civile forces vives du Maniema recommande au président de la République qui, sans être poussé par qui que ce soit, mais qui a cherché à réaliser un projet en-dehors des ambitions politiques, de tout faire pour honorer son nom en donnant les moyens en les mettant à la disposition du PNUD. Je demande au PNUD, comme je disais tantôt, de faire le travail visible, correct, convainquant. Il ne faut pas être comme les autres entreprises ou les autres ONG qui nous disent à leur arrivée qu'ils commencent, et pourtant il y a un an d'exécution du projet qui venait de se passer, et l'argent va être non justifié. Nous demandons à la population d'être patiente, calme, nous sommes là pour suivre de plus près ce qui va se passer et nous allons voir, au cas où ça ne marche pas, notre rôle c'est d'annoncer et de mener des actions de nature à contrer et à rectifier les choses qui ne marchent pas", a-t-il chuté.
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