La constitution de la République Démocratique du Congo (R.D.C) a totalisé ce Mardi 18 février, 14 ans depuis sa promulgation le 18 février 2006.
A Kindu, au Maniema, la fédération du parti politique au pouvoir, UDPS et la Coordination Provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise ont saisi l'occasion pour faire la lecture de la constitution de la RDC, 14 ans après sa promulgation.
Dans un entretien avec election-net.com, les responsables de l'UDPS à Kindu et le coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise se sont tous mis d'accord pour la refonte de la constitution.
Pour Afani Idrisa MANGALA, le président Fédéral de L'UDPS/Kindu, son président n'est pas totalement pour la constitution à son état actuel même si elle a permis à L'UDPS d'arriver au pouvoir, a-t-il fait savoir.
"14 ans après la promulgation de la constitution, le Congo a vécu l'alternance au Pouvoir. C'est une avancée, même si à l'époque de sa promulgation, l'UDPS ne voulais pas de celle-ci. Mais néanmoins, cette constitution nous a permis aujourd'hui d'arriver à une passation pacifique et civilisée au pouvoir entre un président sortant et un président entrant. Mais c'est une constitution a beaucoup de lacunes qui demandent sa refonte", a-t-il dit.
Parmi ces lacunes, il cite notamment, l'élection présidentielle à un tour, qui fait à ce qu'un président peut être élu selon lui, à 10, 15%; le fait que le président arrivé fin mandat reste en fonction jusqu'à l'installation d'un nouveau président élu ainsi que l'élection des gouverneurs de Province au suffrage indirect.
Par ailleurs, il fustige le fait que la constitution laisse une grande marge de manœuvre au Président de la République.
"Mon parti n'est pas totalement pour cette constitution même si elle nous a permis d'arriver à cette alternance. Cette une constitution qui a été taillée sur mesure. Vous avez un président de la République qui est tout puissant. Même s'il est de L'UDPS, nous ne pouvons pas accepter qu'un président soit tout puissant dans un pays", conclut-il.
Quand au coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile du Congo, il indique que la constitution de la R.D.C est en difficulté d'application jusqu'au jour d'aujourd'hui. Parceque d'après lui, plusieurs articles ne sont pas appliqués. Mukubwa KASTAIM Mputu cite entre autres : la question de péréquation et celle de 40% de rétrocession.
Il soutient par contre que les articles intangibles continuent à y demeurer.
Toutefois, il appelle à adapter dans la mesure du possible l'actuelle constitution aux réalités de la République Démocratique du Congo. Parceque selon lui, la République est en train d'évoluer, et il ne faudra pas que la constitution soit en déphasage avec l'évolution de la République.
Kilikumbi LUSUMBASUMBA Isaac à Kindu, au Maniema.
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