La ligue des jeunes pour la défense des droits de l'homme (LJDH) lance un cri d'alarme face à l'insécurité qui prévaut au sud du Maniema en général, et dans le territoire de Kabambare en particulier. Depuis plusieurs années des cas de tueries, enlèvement des citoyens par les miliciens, arrestation arbitraire et poursuite des défenseurs de droit de l'homme sont rapportés.
Selon cette structure, ce comportement est entretenu pour décourager le travail de ces derniers.
À titre illustratif, pour le seul mois de septembre selon la LJDH , 5 cas d'assassinats par balle dont 3 civiles et 2 militaires ont été enregistré en espace d'une semaine. À cela s'ajoute 11 cas de viol, parmi les victimes 3 mineurs et 8 adultes. À en croire la LJDH, ces cas de viol ont été commis par les soldats FARDC et les miliciens maï maï Malaika.
Cependant, la ligue des jeunes pour la défense des droits de l'homme constate avec amertume l'indifférence des autorités politico administratives qui se traduit par le silence aux cris de détresse de la population.
Craignant que l'insécurité ne puisse embrasser le Maniema tout entier, comme déjà c'est le cas dans la ville de Kindu où selon elle les groupes des jeunes se font passer pour des miliciens et opèrent en toute quiétude à la longueur des journées sous l'oeil impuissant des autorités en plein centre de Kindu munis d'armes blanches,cependant la LJDH recommande
- aux autorités centrales de renforcer l'autorité de l'État en éradiquant le phénomène groupes armés par tous les moyens à travers la province,
- aux autorités provinciales, de prendre leurs responsabilités en main afin de stabiliser la situation sécuritaire dans toute la province et plus particulièrement à salamabila et à Kindu, tout en incarcerant les fauteurs troubles et les évacués ailleurs,
- à la population, de se désolidariser de fauteurs des troubles et ceux qui sèment l'insécurité, les dénoncer auprès des autorités compétentes, car la sécurité est une affaire de tous.
Tony Kasongo à Kindu
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